Ce soir, dans l’émission Surpris par la Nuit, France Culture, 22h15, "Les yeux clos", avec Marie Etienne, auteur notamment de Dormans (Flammarion), Jean-Luc Nancy (Tombe de Sommeil, chez Galilée) et Paul-Louis Rossi. Par Christian Rosset.
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Ce soir, dans l’émission Surpris par la Nuit, France Culture, 22h15, "Les yeux clos", avec Marie Etienne, auteur notamment de Dormans (Flammarion), Jean-Luc Nancy (Tombe de Sommeil, chez Galilée) et Paul-Louis Rossi. Par Christian Rosset.
Rédigé par Florence Trocmé le mardi 20 novembre 2007 à 10h46 | Lien permanent | Commentaires (0)
L'association Esquelbecq
Village du Livre organise son premier Marché
aux Livres.
Rendez vous le 9 décembre au siège de l'association de 10h à 19h
(entrée de la Minoterie en face de la boulangerie rue de Bergues).
Association Esquelbecq Village du Livre
3 bis rue de Bergues
59470 Esquelbecq
tel 06 10 59 72 48
courriel
site
Rédigé par Florence Trocmé le mardi 20 novembre 2007 à 10h41 dans Agenda, liens, informations | Lien permanent | Commentaires (0)
Je rappelle que Pascal Commère vient de publier deux livres, Les Commis et Graminées au Temps qu’il fait
Ployées, quelques-unes dans un autre sens
penchées après l’orage, décoiffées,
chacune pareille à toutes – mais unique, brillant
de ses gouttes, bric-à-brac de cristal vif.
Qui va ? Sous la brume du matin rutile la lame nue des dactyles.
Alouette montant vers l’été des miroirs…
L’herbe se souvient-elle ? Prisonnière sans ombre
mais libre, sans
compassion,
étonnée par les cosses infinies où la lumière
sur les tiges s’alentit un temps, réfléchit.
•
Peu de corps herbe si mince, imperceptible…
une ombre à peine, une ligne. Peu de poids et
seule n’étant rien ou presque, sans nulle comparse.
Collégienne en promenade tenant mal
sa place dans le rang parmi les autres le dimanche
sur les chemins gesticulant. Murmure de qui j’apprends
le poids du temps,
bracelets de fer blanc au vent sans bruit qui tintent.
Sans réponse une herbe à la saint Jean s’éteint,
seule et d’oubli son ombre passe
n’éveillant rien du monde, la mémoire se dévide.
Pascal Commère, Graminées, Le Temps qu’il fait, 2007, pp. 23, 29
Pascal Commère dans Poezibao :
Note
bio-bibliographique,
annonce
parution Annonce de passage d’un dix cors…..,
extrait
1,
Les
Commis et Graminées (présentation)
index
de Poezibao
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Rédigé par Florence Trocmé le mardi 20 novembre 2007 à 10h33 dans Anthologie permanente | Lien permanent | Commentaires (0)
Dans le cadre des expositions Robert Adams, On the Edge et Lee Bul,On
Every New Shadow, les Soirées Nomades de la Fondation Cartier proposent un
programme exceptionnel d’événements et de concerts.
Duos poésie/guitare (performances)
Jeudi 29 novembre à 21h
La poésie sonore d’Anne-James Chaton, impressionnant lecteur métronomique, rencontre
le son post-punk d’Andy Moor, guitariste de The Ex et figure de la scène
improvisée d’Amsterdam. L’écriture rapide et saccadée de l’hypnotique Charles
Pennequin se confronte aux improvisations du guitariste Jean-François Pauvros,
un des précurseurs du free rock. Chacun de ces duos propose une mise en regard
unique, à la fois performative, rock et expérimentale, d’une écriture poétique
et d’une écriture sonore.
Info / Contact
Comment venir ?
Renseignements et réservation tous les jours, sauf le lundi, de 12h à 20h /.
Tél. + 33 (0)1 42 18 56 72
Les Soirées Nomades sont organisées avec le soutien de la Fondation Cartier
pour l’art contemporain, placée sous l’égide de la Fondation de France, et avec
le parrainage de la Société Cartier.
Fondation Cartier, 261 bd Raspail, 75014 Paris
Rédigé par Florence Trocmé le lundi 19 novembre 2007 à 17h55 dans Agenda, liens, informations | Lien permanent | Commentaires (0)
La Maison de la Poésie de Nantes invite les poètes libanais
Tamirace Fakhoury et Abbas Beydoun
présentés par Jean-Baptiste Para
Mercredi 21 novembre à 19h30 au Pannonica
en partenariat avec le Centre national du livre
Infos pratiques
Le Pannonica / 9, rue basse Porte - marché talensac -Nantes
Tarifs : 3 euros / abonnés : gratuit
Infos : 02 40 69 22 32 ou sur le site (ci-dessous)
Maison de la Poésie de
Nantes
2, rue des Carmes 44 000 Nantes
T. 02 40 69 22 32 - F. 02 40 71 99 92
Rédigé par Florence Trocmé le lundi 19 novembre 2007 à 17h49 dans Agenda, liens, informations | Lien permanent | Commentaires (0)
À l’aube de l’an 2000 naissait la collection de poésie Vents Contraires chez VOIX éditions. Sa direction fut confiée
à Alain Helissen. Sept ans plus tard et en suivant un rythme de parution plutôt
irrégulier, elle affiche néanmoins 18 livres à son actif pour autant d’auteurs
publiés. Afin de marquer ce premier parcours – la collection, il faut le
préciser, continue – Alain Helissen a souhaité réunir une anthologie. Vents Contraires, force 18 se propose
d’abord de revisiter le chemin parcouru en reprenant, pour chacun de ses
auteurs, 2 pages extraites du livre paru dans la collection. À ces 2 pages
rétrospectives succèdent 3 pages inédites, le plus souvent faisant partie d’un
chantier en cours. 5 pages, donc, par auteur. Des informations
bio-bibliographiques complètent l’ensemble que précède une introduction. Vents Contraires, force 18 n’est pas
simplement le catalogue d’une collection de poésie. En rassemblant 18 poètes
d’aujourd’hui, l’ouvrage a voulu donner un aperçu, certes parcellaire, d’une
création poétique actuelle aux multiples facettes. Loin de tout sectarisme
marqué, il offre à la lecture des textes très différents, même si certains de
leurs auteurs se sentent de réelles affinités. Une collection, écrit Alain Helissen en préface, c’est aussi une liste, une somme d’ouvrages
qui cohabitent dans cette même liste, peut-être sur un même rayon de
bibliothèque. Ses auteurs sont comme des voisins de palier. Certains
s’ignorent, d’autres nouent des relations. Vents
Contraires, force 18 n’est pas une anthologie ordinaire, elle illustre le
choix d’orientation d’une collection singulière. Elle comporte 18 noms se
suivant par ordre de parution : Patrick Dubost, Jean-Pierre Bobillot, Alain
Helissen, Hubert Lucot, Lucien Suel, Serge Ritman, Véronique Vassiliou, Michel
Valprémy, Jérôme Game, Charles Pennequin, Claude Dehêtre, Joseph Bruchac,
Georges Hassomeris, Jacques Sivan, Jacques Demarcq, Jean-Luc Lavrille, André
Gache, Bruno Fern. L’un d’entre eux, Michel Valprémy, s’est éteint peu de temps
après avoir rendu les épreuves à corriger de son texte, extrait d’un livre à
paraître en 2008. L’anthologie lui est dédiée.
Vents Contraires,
force 18, anthologie.
VOIX éditions ; collection
Vents Contraires.
102 pages ; format 13,5 x 20,5 cm ; prix : 13 euro (franco de
port)
Commande à Alain Helissen 53 rue de l’Entente 57400 Sarrebourg
Contact : [email protected]
Rédigé par Florence Trocmé le lundi 19 novembre 2007 à 17h44 dans Notes de lecture | Lien permanent | Commentaires (0)
Depuis octobre 2007, la Maison de la Poésie propose La
république des Poètes, une rencontre mensuelle conçue et animée par Marc
Blanchet.
Ces revues parlées suivent l’actualité poétique (publication de livres et de
revues, hommages et anniversaires, présentation de jeunes auteurs, etc.).
À chaque nouvelle République, les trois invités qui sont à l’honneur, lisent
des extraits de leur œuvre. En fin de rendez-vous, de nouveaux coups de cœur
récemment édités sont présentés.
Mardi 20 novembre à 19 h
Avec François Boddaert, Pascal Commère, Olivier Penot-Lacassagne
François Boddaert dirige les éditions Obsidiane qui fêtent leurs trente ans. L'éditeur viendra nous parler de ce travail d'édition, trente ans de publications de livres et de revues ainsi qu’un catalogue poétique de référence en France à travers, notamment, la collection « Les Solitudes ». Il nous lira aussi quelques-uns de ses textes.
Pascal Commère publie sa poésie en grande partie aux éditions Obsidiane. Mais il vient de sortir deux livres de poèmes aux éditions Le Temps qu'il fait : Graminées et Les Commis. Par ailleurs, il a publié des essais, dont un livre sur le poète André Frénaud. Âpre, sensuelle et terrestre, son écriture s'oriente aussi vers la fiction.
Olivier Penot-Lacassagne consacre une grande partie de son travail à Artaud. Il lui a notamment consacré une biographie aux éditions Aden, et vient de publier Vies et morts d'Antonin Artaud (Christian Pirot éditeur). Il est aussi responsable de la publication Artaud en revues (éditions l'Âge d'homme). Il a également organisé un colloque sur le Grand Jeu à Reims (actes publiés à L'Âge d'Homme).
Mardi 18 décembre 2007 à 19 h
Sous-réserve : poètes et traducteurs, Zéno Bianu (Haïkus du XXème siècle,
Poésie/Gallimard); Nicolas Pesquès (Cole Swensen, editions Corti); Martin Rueff
(Eugenio de Signoribus, éditions Verdier)
Maison de la
Poésie Paris – Foyer
La république des poètes # 2
Conçue et animée par Marc Blanchet
Entrée libre (sans réservation) dans la limite des places disponibles
Renseignements et location
01 44 54 53 00 (du mardi au samedi de 14h à 18h)
Rédigé par Florence Trocmé le lundi 19 novembre 2007 à 12h20 dans Agenda, liens, informations | Lien permanent | Commentaires (0)
Les poètes lituaniens contemporains sont pratiquement inconnus en France. Quelques traductions sont parues en revues (Europe, La Revue des Deux Mondes, Polyphonie, Le Croquant…) au début des années 90. Mais depuis 1997, année de la publication par Paroles d’Aube du recueil de Marcelijus Martinaitis, Passerelle de nuage et de l’anthologie Vingt poètes lituaniens d’aujourd’hui par Le Petit Véhicule, aucun livre n’avait été publié en France. La parution de Grandes sont les nuits de Vladas Braziūnas est donc, en soi, un événement.
Poezibao remercie Marc Fontana pour cette contribution et cette ouverture sur une poésie si peu connue en France
Grandes sont les nuits
1
S’ouvrent la nuit rubescents tes seins
et cet août oint docile
nous inonde de nobles clairvoyances
nous requiert – la mesure du soupir
et l’ode pour nos lèvres changeantes
et le pommier du jardin, la brume des vallées
en elle pesante lente tu t’avances
après le rossignol au chant immergé
non pas encore le matin, le feu germé
et les veines des feuilles, les troncs blancs
Ma douce ! Étreins tes genoux
mon petit mon gris talisman d’amour
inaudible dans le silence soit assise et pleure
espère jusqu’à la jaillissante voix d’enfant
sous mes doigts, grande nuit
pour cette dernière offrande au Dieu.
(traduction de Asta Uosytė et Marc Fontana)
•
Panis Angelicus
dans cette vie venu, moi, son beau-fils,
chaque matin j’allume son feu
chaque matin son regard candide
je le sens, dis – regarderons-nous ainsi
dans les yeux de qui ? et que fait-on quand
le vent à travers les branches chasse le soleil
les aubes plus rares – plus fréquents les couchers
vers cette colline, où gentiment on sera couché
prends racine, ô feu, dépasse la cendre – voici
petite étoile – cailloux sur le chemin – dans le cœur – en
haut
(traduction de Genovaitė Dručkutė)
•
je gueulais, le matin un coucou cinglé
a soudain surpris le poète nu comme la main
des eurocentimes dans une poche, la poche dans la chambre à côté
il reste l’amour, la mort et les recrues
coucou me voilà
dans mon autre vie de poète
j’ai vu que toujours les Françaises, dans les trains
sur des couchettes, en avion me bercent
avec des mots ou les mains, le bout
brûlant des doigts, le bout
des lèvres, mon rêve est dans un espace clos
aucun besoin de parler
(traduction de Genovaitė Dručkutė)
Vladas Braziūnas, Grandes sont les nuits, traduit du lituanien par Genovaitė Dručkutė, Asta Uosytė et Marc Fontana. L’Harmattan, Collection « Levée d’ancre », 2007. 10 €.
Contribution de Marc Fontana
fiche bio-bibliographique de Vladas Braziūnas
index
de Poezibao
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Rédigé par Florence Trocmé le lundi 19 novembre 2007 à 11h27 dans Anthologie permanente | Lien permanent | Commentaires (0)
« Les poèmes de Vladas Braziūnas manifestent un art consommé du lyrisme, dans de courts poèmes d’une densité et d’une ferveur admirables. Celui qui dit je est une sorte d’Ulysse, une figure du franchissement des limites, qui traverse une « géographie secrète », qui dissout l’histoire des peuples dans un rêve d’union, ou revient « du long chemin du Styx », pour proclamer la renaissance de la Nature. Le poète est ici le représentant d’une langue, d’un ordre qui se libèrent, et en même temps un îlot de désordre ; il met en scène cette double gestation. Il indique magnifiquement l’épreuve totale de résistance à la rupture qui caractérise l’individu pris dans la collectif humain, la langue, de même que l’épreuve du dépassement de l’individu dans un lyrisme qui fait droit à la vérité de la sensation, à l’exigence de l’amour, hors des conflits de prétendues civilisations, dans l’espace de liberté entre l’animal et la machine où pointe l’utopie d’une communauté humaine »
Gérard Augustin (postface)
Vladas Braziūnas est né le 17 février 1952 à Pasvalys au nord de la Lituanie. Il fait des études supérieures (journalistiques et philologiques) à l’Université de Vilnius. Les éditions Vaga ont publié en 1983 qon premier recueil de poèmes : Slenka zaibas (« L’éclair bouge »). Il publie ensuite une dizaine de livres, dont Butasis nebaigrinis = Imparfait (2003), bilingue lituanien-français publié en Lituanie. Il est également traducteur de différentes langues, dont le français (Baudelaire, mais aussi Bernard Noël, Guy Goffette…)
On peut trouver une belle série de traductions en français sur ce site
fiche Marc Fontana
Rédigé par Florence Trocmé le lundi 19 novembre 2007 à 11h20 dans Poètes (fiches bio-bibliographiques) | Lien permanent | Commentaires (0)
Rappel : ces présentations ne sont pas des notes de lecture critiques et font souvent appel aux éléments fournis par les éditeurs.
Au sommaire de ce numéro de Poezibao a
reçu :
Jean Ristat, Artémis
chasse à courre le sanglier, le cerf et le loup, Gallimard
Pascal Commère, Graminées
& Les Commis,
Le Temps qu’il fait
Gérard Cartier, Le petit
séminaire, Flammarion
Yves Bonnefoy, Raymond
Mason, la liberté de l’esprit, Galillée
Claire Fourier, Jours écrits en hiver, Jean-Paul Rocher
Louis-François Delisse, Notes d’Hôtel, Apogée
Marcel Béalu, La poésie érotique, Anthologie,
Seghers
Franz Woland, le Livre de
l’Ephémère et Guy Allix, Oser l’amour, Atelier de Groutel
• Jean Ristat
Artémis chasse à courre le sanglier, le
cerf et le loup
Gallimard, 2007
isbn : 978-2-07-078674-9
Trois illustrations12 €
Un nouvel opus de Jean
Ristat, placé sous cet exergue éclairant de Roger Vailland : « C’est
encore la littérature cynégétique qui nous permettra de retrouver la définition
de la poésie »
(extrait)
Artémis aux blancs sourcils artémis la blanche
Quel souci la pique dru à son front d'argent
L'arc à double courbure tendu pour la flèche
L'œil d'argile peint et diamantine la dent
Au rire l'accroche d'une froide colère
Battez graves tambours sonnez trompettes légères
Voici artémis aux dures cuisses que la main
de l'homme jamais ne caresse ni ne déplie
•Pascal Commère,
Graminées & Les Commis,
Le Temps qu’il fait
isbn 978.2.86853.488.0 et 978.2.86853.489.7
12 € et 12 €
Deux nouveaux recueils de poèmes de Pascal
Commère, Pascal Commère qui écrit à propos de Graminées : « ces poèmes s’imposèrent à moi plus que je
ne les choisis, obéissant à un émerveillement intérieur qui mêlait et l’air et
la terre, dont je ne pris conscience que plus tard. C’est comme si la voix des
herbes s’était à mon insu substituée à la mienne, ou plutôt comme si le monde
se muait en une vaste prairie, au cœur de laquelle s’instaurait, répondant à un
mouvement infime mais permanent, une conversation qui, prenant les herbes comme
sujet, cherchait à même la terre, en leur être propre, la réponse à une questions
dont les termes m’échappaient ».
Quant au livre Les Commis c’est une
sorte de réflexion poétique autour des commis de fermes, qui « sont près
des mares cassent la glace avec des pics, tout à l’heure ils suivront les bêtes
qui flairent l’eau avant de boire ».
(extraits à venir dans l’anthologie permanente de Poezibao)
•Gérard Cartier
Le petit séminaire
Flammarion
isbn : 978.2.0812.0091.3
18 €
Composé entre la longue traversée du Hasard (Obsidiane 2004) et une version contemporaine encore inédite
du poème de Tristan et Iseult, Le petit
séminaire se présente presque comme un recueil intimiste : le carnet d’une
halte dans les marges des grands "poèmes épiques" du poète.
Méditation tendue, tour à tour sereine et inquiète, sur l’invisible nécessité
du poème en des "temps de détresse" et sur l’art d’écrire, aussi bien
à l’ombre d’un héritage intemporel, l’ouvrage ravivant des formes anciennes pour
mieux en capter la manière noire, les réinscrire dans le siècle. Les paysages
intérieurs qui naissent de ces pages dessinent une sorte d’art poétique mais
aussi une méthode, un autre regard porté sur le monde qu’il nous pousse à
envisager autrement.
Rappel : Gérard Cartier, né en 1949, a publié en 1997 chez Flammarion déjà
Le Désert et le Monde, long poème sur
l’anéantissement des maquis du Vercors. Ce livre lui avait valu le prix Tristan
Tzara.
(extraits à venir dans l’anthologie permanente de Poezibao)
•Yves Bonnefoy
Raymond Mason, la liberté de l’esprit
Galilée
isbn : 978.2.7186.0765.8
20 €
On se réjouit de voir que Galilée poursuit l’édition ou la réédition de textes et essais d’Yves Bonnefoy devenus introuvables. Après Ce qui alarma Paul Celan et après l’Alliance de la poésie et de la musique, voici un essai consacré au sculpteur et dessinateur Raymond Mason. Yves Bonnefoy cherche ici à retrouver les voies de la recherche singulière de cet artiste chez qui le souci plastique et la sympathie pour l’existence qui peine et qui souffre se conjuguent. Éveillant comme toujours dans tout ce qu’il écrit de nombreux échos avec différents moments de l’histoire de la création artistique et des interrogations sur le devenir de la poésie.
•Claire Fourier
Jours écrits en hiver
Jean-Paul Rocher
isbn : 978.2.911361.97.5
20 €
Claire Fourier poursuit son travail sur la forme haïku accomplissant par leur biais une sorte de cycle des saisons. Après les haïkus d’été et d’automne, parus chez le même éditeur, elle en vient à l’hiver, s’interrogeant pour savoir si dans ces jours écrits en hiver, il s’agit bien encore de haïkus. Claire Fourier a pris le parti de la subjectivité et relie dans une météorologie personnelle instant et durée, brièveté et longueur.
(Extrait)
Rudes Monts d’Arrée
Mais des îles roses
Là-haut dans les nues
•Louis-François Delisse
Notes d’Hôtel
Apogée
isbn : 978.2.843398.290.3
12 €
Une suite de 107 notes sur autant d’hôtels, souvenirs échelonnés sur un vaste empan d’années, 1937 pour la plus ancienne note (Louis-François Delisse est né en 1931), 2005 pour la plus récente, sorte de journal, manière de baliser une existence. Et de rendre compte d’une vraie bourlingue de Niamey à Marignane, d’Abidjan à Grenade, entremêlement des lieux, des époques, des rencontres…..
•Marcel Béalu
La poésie érotique, Anthologie
Seghers
isbn : 978.2.232.12295.8
Il s’agit ici d’une nouvelle édition augmentée de dessins
érotiques et de poèmes inédits de l’anthologie composée par Marcel Béalu et
publiée chez le même éditeur en 1971. Voilà un beau florilège de textes
arrachés à l’enfer des bibliothèques et rangés en ordre chronologique depuis Guillaume
Coquillard (né en 1421) jusqu’à Joyce Mansour (née en 1928). Classés en ordre
alphabétique, les auteurs vont de Pierre Albert-Birot à Voltaire.
Par la force des choses, l’époque contemporaine est absente
de ce livre et on ne peut que souhaiter que Seghers propose rapidement un
prolongement au travail de Marcel Béalu
•Franz Woland, le Livre
de l’Éphémère et Guy Allix, Oser l’amour
Atelier de Groutel
Je signale enfin ces deux plaquettes, format 11 x 12, 5 cm, de la collection "Choisi" de l’Atelier de Groutel, cahiers de quelques pages pliées ou coupées, parfois cousues à la maison, tirés à part imprimés en 70 exemplaires sur de très beaux papiers, avec un choix unique de caractères, vignettes, colophons, décors, lettrines de plomb, cuivre, zinc ou bois, linéos créés spécialement. Car ce travail émane d’une association à but non lucratif, l’Atelier de Groutel dont l’objectif est la préservation du patrimoine typographique (Adhésion et renseignements auprès de l’Atelier de Groutel, 2 cour Jean Cren, 61000 Alençon, 02 33 28 22 08).
Rédigé par Florence Trocmé le dimanche 18 novembre 2007 à 14h24 dans Poezibao a reçu | Lien permanent | Commentaires (0)