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Rédigé par Florence Trocmé le mardi 19 septembre 2006 à 09h39 dans Agenda, liens, informations | Lien permanent | Commentaires (0)
13 ÈME SALON DU LIVRE DE L’OUTRE-MER
Paris, 14 - 15 octobre 2006
Thème 2006 : « Ecrits d’hier et d’aujourd’hui, la littérature ultramarine à
l’épreuve du temps»
Président d’honneur : Edouard Glissant
Dans le cadre de « Lire en Fête », le Ministère de l’Outre-mer, sous
l’impulsion de M. François Baroin, poursuit sa politique en faveur du livre et
de la lecture en organisant le 13e Salon du Livre de l’Outre-mer.
Cette année, Édouard Glissant a accepté d’être le Président d’honneur.
Le 13e Salon du Livre de l’Outre-mer est l’occasion pour les éditeurs, auteurs,
les artistes ultramarins de Guadeloupe, de Guyane, de Martinique, de Mayotte,
de Nouvelle-Calédonie, de Polynésie, de la Réunion, de Saint-Pierre-et-Miquelon
et de Wallis et Futuna, de se donner rendez-vous dans les salons et jardins du ministère.
Romans, essais, poésie, bande dessinée, et littérature jeunesse, toutes les
formes d’expression littéraire seront mises à l’honneur.
« Écrits d’hier et d’aujourd’hui : la littérature ultramarine à l’épreuve
du temps », thème de cette nouvelle édition, donnera l’opportunité au
public de découvrir ou redécouvrir, de lire, de relire les ouvrages d’hier,
classiques de la littérature et d’aujourd’hui, dans le cadre de la rentrée
littéraire 2006.
Deux après-midi réuniront la nouvelle génération d’écrivains ultramarins autour
des œuvres de deux figures emblématiques de la littérature d’Outre-mer : Édouard Glissant et Aimé
Césaire. Patrick Chamoiseau et Françoise Vergès et de nombreux autres auteurs
seront présents lors de ces rencontres littéraires. Des projections de films,
de documentaires et de portraits d’écrivains ultramarins viendront ponctuer ces
après-midi littéraires.
S’inscrivant dans la manifestation nationale « Lire en fête » dont le thème
cette année est « Une ville, une oeuvre », le 13e Salon du Livre de l’Outre-mer
a choisi de mettre deux villes et deux écrivains à l’honneur,
Papeete, avec Chantal Spitz ainsi que Nouméa, avec Nicolas Kurtovitch.
L’Espace éditeurs du Salon du Livre accueillera les auteurs invités pour des
séances de dédicaces, les éditeurs ultramarins y présenteront leur catalogue et
nouveautés de la rentrée littéraire. Une librairie de l’Outre-mer offrira aussi
au public un large choix de livres d’auteurs ultramarins publiés en métropole.
Enfin, Le jeune public participera à des animations lectures, des ateliers
contes et illustrations, des
projections de films d’animation se dérouleront l’après-midi, dans les jardins
du ministère.
Quelques auteurs présents aux rencontres et cafés littéraires :
Edouard Glissant - Raphaël Confiant - Patrick Chamoiseau - Fabienne Kanor -
Françoise Vergès – Daniel Maximin - Christine Kelly - Nicolas Kurtovich -
Gisèle Pineau - Valèrie Rodrigue - Eunice Richards-
Pillot - Chantal Spitz - Claire Tristan - Sylviane Vayaboury – etc …
SALON DU LIVRE DE L’OUTRE-MER 2006
Samedi 14 et dimanche 15 octobre, de 10h00 à 19h00
Salons et jardins du Ministère de l’Outre-mer
27 rue Oudinot, 75007 PARIS
Entrée libre
Rédigé par Florence Trocmé le mardi 19 septembre 2006 à 09h35 dans Agenda, liens, informations | Lien permanent | Commentaires (0)
Les
Parvis Poétiques Marc Delouze
présentent,
dans le cadre de la « nuit de l’écrit », Lire en Fête 2006 : « Une ville, une œuvre »
PARIS-ROUBAUD…
en 4h. 58' et 57''
Vendredi 13 octobre 2006, de 19h - Minuit
Théâtre de la Reine Blanche
2bis Passage Ruelle Paris 18ème (M° La Chapelle)
(au niveau du 41 rue Marx Dormoy)
Entrée libre (dans la mesure des places disponibles)
une nuit-carte blanche avec Jacques Roubaud qui lira en compagnie de ses amis poètes (qui ont aussi
carte blanche) les poèmes de :
La forme d’une ville change plus vite,
hélas, que le cœur des humains
(Poésie/Gallimard, février 2006)
poésie, musiques, chant, danse, peintures et dégustations variées…
Renseignements : [email protected] –
Tél. : 01 42 54 48 70
avec les poètes :
(outre Jacques Roubaud
et Marc Delouze)
François Caradec, Jacques Darras, Patrice Delbourg, Paul Fournel, Michèle
Grangaud, Guy Goffette, Marilyn Hacker, Gil Jouanard, Julien Marcland, Claude
Meunier, Gwenaëlle Stubbe, André Velter
et
Elise Caron (voix) et Yves Robert (trombone)
Gabriella Scheer (voix) et Régi Batista (guitare)
Louise Marty (harpe) et Patrick Marty (trompette, etc.)
Fabrice Clément (comédie
Madou Diabaté (danse et chorégraphi
Patricia Nichols, Steve Givernaud (peintures)
Conception et direction du projet : Marc Delouze
Assistante : Patricia Nichols
Régie générale et mise en espace : Sylvie Haggaï
Equipe technique : Gaby Sourire
Rédigé par Florence Trocmé le mardi 19 septembre 2006 à 09h11 dans Agenda, liens, informations | Lien permanent | Commentaires (0)
De l’air, le titre semble presque
long pour Antoine Emaz qui nous a habitués à ses Ras, Soirs, Os et autre Boue…Surprenante aussi la première séquence du recueil où l’on
entend comme un dialogue avec le poète Jean-Luc Parant et sa réflexion infinie
sur les yeux : « billes
repliées sous leur coque ou bien vitreux les yeux encore ».
Mais passée cette première pierre du gué, on se trouve à nouveau comme en suspens sur le vide gris qu’explore
Antoine Emaz depuis plusieurs années : petits tas de mots, drastique
économie de moyens, peu de verbes ou d’adjectifs, des constats (tout sauf
simples). Couleur dominante, le gris, gris de cendre ou « gris de sel »,
le noir, le blanc aveuglant ou le bleu du ciel qui est un abîme. Et avec ce peu
de choses, le poète parvient à susciter tout un ébranlement, à créer une
sensation physique de vide, d’absence, de trou d’air, d’enlisement dans le
temps. Le poème semble naître d’une fragile impulsion arrachée à la force d’inertie
sur laquelle le poète « manque d’une prise », impulsion suivie d’une
brève montée – faible espoir d’arracher des bribes au vide – puis d’un retour
résigné au silence.
Il y a bien quelques éléments tangibles, visites à la mère âgée « fin de
course d’un corps / qui rejoint les ombres / déjà en nombre dans la tête »,
évocations culinaires, bref répit dans la dépression de l’âme mais sans
illusion puisque « au bout on le sait / le sac reviendra sur le dos ».
Ou même, dure, cruelle, l’évocation de l’alcool. Et le malheur du monde n’est
pas absent non plus, on le sent qui pénètre le quotidien via les medias, via
les yeux : « pousser l’image hors de l’œil – […] enfant aux yeux
écarquillés sierra leone riant son arme sur le ventre – » Le tout piloté par un
ON vague indéfini en lieu et place d’un JE.
Avec ces moyens épurés, sans concession au beau ou au facile, Antoine Émaz creuse une trace profonde : confrontation au vide, à l’absolue solitude contemporaine, au « feu muré », avec en toile de fond cette éthique déchirante : « heure à heure, hâler le jour » ou encore « seulement durer ». Et pour seule justification la recherche d’un « espace encore à ouvrir / avec les dents les mains les mots » pour « ne pas laisser comme c’est », sachant que le poème n’est qu’ « une rambarde qui n’enlève rien au vide » mais que cependant « on tient dans le très peu qui reste ». Autant de citations emblématiques de la tension féconde et douloureuse sur laquelle est construite ce très beau recueil.
de l’air
Paris : Le Dé bleu, l’Idée Bleue, 2006
Isbn 2-84031-213-1 : 13, 50 €
Antoine Émaz dans Poezibao
Bio-bibliographie
extrait
1, extrait
2, extrait
3, extrait
4, fiche
lecture de os, extrait
5
Rédigé par Florence Trocmé le lundi 18 septembre 2006 à 16h44 dans Notes de lecture | Lien permanent | Commentaires (1)
Tout l’été
et jusqu’au 15 Octobre, l’IMEC et l’abbaye d’Ardenne ont rendu hommage à Léopold
Sédar Senghor, pour le cinquième anniversaire de sa mort.
Dans le cadre de cette célébration, une rencontre aura lieu le jeudi 5 octobre à 17h.
Écrivains, poètes, critiques et hommes politiques
débattront de l'héritage et du bilan de l'œuvre et de l'action politique et
culturelle de Senghor
aujourd'hui. Les débats seront scandés de lecture des extraits de l'oeuvre.
Avec (sous réserve) : Georges Balancier,
Hervé Bourges, Jean-René Bourrel, Pierre Brunel, Patrick Chamoiseau, Jean-Michel
Djian, Édouard Glissant, Henri Lopès et Simon Njami
Un court extrait du programme de présentation de cette saison :
En cet homme singulier
convergeaient plus d’une aventure et plus d’un continent : prince des poètes
africains francophones, chantre de la Négritude, député français, artisan de
l’indépendance de son pays, il fut le premier agrégé de grammaire africain
(enseignant, selon le mot de Kourouma, « le français aux Français de France »,
le premier Président de la République Sénégal, le premier membre noir de
l’Académie française.
Pour saluer la mémoire de cette figure exceptionnelle, l’Institut Mémoires de
l’édition contemporaine, à l’initiative de la Région Basse-Normandie, organise,
du 5 juillet au 15 octobre 2006, trois événements en hommage au poète : deux
expositions, l’une intitulée « L’Amitié Senghor », l’autre, « Mémoire de la
Liberté », et des « Journées Léopold Sédar Senghor » réuniront poètes,
artistes, critiques et proches. À cette occasion sera annoncée la création du
Fonds Léopold Sédar Senghor à partir de la riche collection Gérard Bosio
confiée à l’IMEC.
Tous
renseignements complémentaires sur le site de l’IMEC
Lire la suite "Une soirée Senghor à l'Imec, le 5 octobre 2006" »
Rédigé par Florence Trocmé le lundi 18 septembre 2006 à 14h01 dans Agenda, liens, informations | Lien permanent | Commentaires (0)
photo ©2006 Margo Berdeshevshy
L'histoire
Pour apprendre à mourir, regarde les cerisiers en fleurs, observe les chrysanthèmes. Anonyme, 1700
Tandis que la vache cornue encordée dans sa cour est conduite vers une fosse
creusée,
gorge coupée pour la viande d'une semaine, sang chuintant là où pour cette
chanson le couteau a tranché – les
garçons du village applaudissent –
Le vent n'a pas de passeport, ne connaît aucune frontière pas plus que ciel et
terre.
La mer ne connaît pas sa frontière non plus, affamée comme l' idole du village
à la vue d'un hibiscus rouge et frais consciencieusement placé derrière son
oreille de pierre sculptée.
Était-ce la faim, demandais-je. Éveillée et endormie dans les nuits de vase, j'essaie de flotter dans la mer d'âmes. Mais ce n'est pas un réconfort. L'eau est faite pour éliminer au lavage la sueur des tropiques à la limite de l'équateur, mais la mer ?
Voici l'histoire : il est midi. Un homme saisit sa femme – laisse tout
tomber, ne prend rien avec lui , Viens. Et il écrase le champignon de sa jeep
quelques pouces seulement en avant du deuxième et du troisième et du quatrième
mur montant d'eau noire – la voiture plus lente derrière eux perdue, dans l'eau
vorace
L'homme sait qu'il doit tourner à droite, monter la prochaine côte étroite,
agripper
sa mère, sauver sa mère. Un sac-d'os-de-vieille-femme clopinant avec sa canne,
en
face de lui , courbée , et ralentissant sa fuite, son
moteur bouillonnant, il
saute de la voiture, empoigne son corps, l'expédie au fond de sa
jeep-en-quête-de-mère
et écrase le champignon à droite. Pas par là, va à gauche, tempête la femme.
Mais non,
– ma mère – c'est bon ta mère, tourne à
gauche, tourne à gauche sur cette colline
hurle-t-elle, ou tu vas mourir.
A présent tous les désespérés s'accrochent à sa voiture et crient A gauche, Va
à gauche,
Monte. Assailli il cède Et tourne.
Tandis que l'eau derrière son échine
enfle de sang et de flots en crue – elle engloutit tout ce qui est à droite. Et
il roule
toujours plus haut, jusqu'au point culminant de la route. Là, la vieille femme
s'extrait et se volatilise. Et là il y a sa mère, déjà arrivée au point haut,
et tous dans sa rue à elle, là où il voulait aller, emportés
par l'océan indien rapace qui pourrait être n'importe quel océan, la prochaine
fois, imagine.
Chaque année est la plus terrible. Un soleil. Une brise rouge. La musique
préférée
d'un adolescent fredonnant contre son oreiller dans la langue des plus
puissants
du monde. Près d'une fenêtre, près d'une autre vache encordée, près d'une lune
à larges hanches. Chaque vague est la mer des âmes. Toute âme sa captive
bien-aimée.
Tsunami, Sumatra, 26 décembre 2004
©Margo Berdeshevsky
traduction de Florence Trocmé et Brigitte Quentin
Margo Berdeshevsky dans Poezibao
Bio-bibliographie, présentation du Tsunami
Notebook, Plus
que des îlots
(Mere Islands), Césure (Caesura), Ce qui ne s’est pas
effondré, What has not fallen
Photo ©Margo Berdeshevsky
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Rédigé par Florence Trocmé le lundi 18 septembre 2006 à 11h39 dans Anthologie permanente | Lien permanent | Commentaires (0)
"je tisse une couverture contre la cruauté glaciale de ce monde*"
Siècle
21, Littérature & société, est une revue semestrielle qui s’est fixée
pour but « d’aborder les grandes questions de société et les littératures
mondiales à travers la vision des écrivains de tous les pays et de tous les
temps ». Chaque numéro comporte un gros dossier sur une littérature
étrangère ainsi que deux dossiers thématiques. Animée par une équipe qui compte
des traducteurs, des écrivains, des journalistes, des universitaires, Siècle 21
est une revue de création qui privilégie les textes inédits ou les traductions
en français inédites.
Fidèle à sa ligne éditoriale, la revue consacre son numéro 9 tout juste paru à
une littérature étrangère : ici un dossier fort de 80 pages dédié aux
Littératures du Canada, de langue anglaise et française, en tout environ
vingt-cinq auteurs proposant des poèmes, des nouvelles, des extraits de roman.
La poésie québécoise est bien représentée avec les noms de Nicole Brossard,
Hélène Dorion, Denise Desautels connus des lecteurs de Poezibao, poésie québécoise dont Claude Beausoleil trace une sorte
de panoramique dans un entretien qu’il m’a accordé. Dans la partie francophone,
on lira aussi des nouvelles de Christiane Frenette, Louise Dupré ou d’un auteur
dont on parle beaucoup en cette rentrée littéraire, Sylvain Trudel qui vient de
publier La Mer de la tranquillité aux
Éditions les Allusifs dont un court extrait se trouve ici donné.
La section anglophone est tout aussi fournie avec un extrait du journal de
Mavis Gallant, les points de vue détaillés de deux très fins connaisseurs de la
littérature canadienne anglophone, Francis Geffard (créateur du Festival
America qui se tient à la fin de ce mois de septembre) et Sina Queyras. C’est
une des forces de Siècle 21 de fédérer toute une équipe de traducteurs, ils
sont ici une dizaine, pour donner à lire des textes variés, relevant de genres
différents : poèmes, extraits de roman de Joseph Boyden ou David Bergen,
courts récits.
Parallèlement au dossier littérature étrangère, Siècle 21 propose dans chacun
de ses numéros, deux thèmes différents, ici Eaux et La peur, rassemblant une
vingtaine de textes notamment de Leïla Sebbar, Gabrielle Althen, Nimrod.
Chaque numéro est illustré par un artiste différent et pour ce neuvième numéro,
cette illustration a été confiée au peintre, sculpteur et poète canadien Michel
Madore. .
On retrouve donc bien ici ce qui fait la spécificité et la force de cette revue :
une ouverture sur des littératures
étrangères souvent peu représentées qui donne au lecteur français l’occasion
d’explorer un pan d’un monde et de goûter des textes originaux, avec des angles
de vue et des styles très diversifiés.
Revue Siècle 21 : Littérature & Société – n° 9, automne-hiver 2006.
Paris : L’Esprit des Péninsules,
isnn 637-3480, isbn 2-84636-102-9 : ce n° 17 €
Rédaction et administration : 41 rue Bobillot, 75013 Paris
Diffusion l’Esprit des Péninsules – Harmonia Mundi
Abonnement (2 numéros) : 30 € pour la France, 40 € pour les Dom-Tom et
l’étranger, abonnement de soutien, 70 €
Siècle 21 dans Poezibao :
Siècle
21 (revue), présentation
du n° 6, numéro 7,
numéro
8 et sommaires de 7 premiers numéros en téléchargement
*George Elliott Clarke, "Edredon", traduction inédite Catherine Pierre-Bon, Siècle 21, n° 9, automne-hiver 2006, p. 58
Rédigé par Florence Trocmé le dimanche 17 septembre 2006 à 17h04 dans Notes de lecture, Revues | Lien permanent | Commentaires (0)

Je procède ici à un montage destiné à mieux rendre compte du travail méconnu d’Alain Marc : poèmes et notes du recueils Regards hallucinés (préface de Bernard Noël), paru chez Lanore. On peut également entendre un bref extrait sonore de ce recueil
Décibels
de nos mémoires
circoncises
Épithalame
au milieu d’une
amnésie
contrôlée
(28)
Stridences et dissonances. Jouer avec. Stridences :
sons à la fois aigus et intenses ; perçant, sifflant ;
assourdissant. Dissonances :
produit une tension ;
désagréable ; chocs et contre-chocs ; appelle une
consonance ; couleurs, mots, qui jurent entre eux ;
désaccord : Discordances ; contradiction ; disparate ;
opposition
mercredi 10 mai 2000
(49)
Le « poète qui cède l’initiative aux
mots, par le heurt
de leur inégalité mobilisée »
(Stéphane Mallarmé, note de « Crise
de vers », publiée
dans Divagations, fragment emprunté à
Vers et prose
tout le regard halluciné
(56)
Extrait sonore
:
lecture : Alain Marc,
improvisation saxophone soprano : André Véchot
Alain Marc, Regards hallucinés,
Poésies et notes, préface de Bernard Noël, Lanore, 2005.
Alain Marc dans Poezibao :
Note
bio-bibliographique, rencontre
avec Alain Marc (05), extrait
1, extrait 2 fiche
de lecture de Écrire le cri, Regards hallucinés et La poitrine étranglée Les
« lectures » d’Alain Marc, index
des lectures de Bernard Noël, Introduction aux "lectures", extrait 3, extrait 4, rencontre II avec Alain Marc (06), voir aussi les Cartes blanches
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Rédigé par Florence Trocmé le dimanche 17 septembre 2006 à 11h25 dans Anthologie permanente | Lien permanent | Commentaires (0)
Voici les quelques éléments de réponse que m’avait donnés Marie-Florence Ehret :
« J’ai bien aimé le travail de Nancy Huston sur le sujet dans son
« journal de la création »
Premières réflexions immédiates :
Il n’y a que très peu de temps que le privilège de
procréer n’est plus une force d’oppression à laquelle sont soumises les
femmes : la pilule nous donne le choix d’user ou non de ce pouvoir.
Pour qu’un poète atteigne une « grande
stature », il doit être reconnu par ses pairs, se développer dans un
espace social qui le soutient.
Il n’y a que très peu de temps que l’espace social
n’est plus le monopole des hommes, partagé seulement par quelques femmes de
classe sociale supérieure
Très peu de temps que quelques hommes s’assument,
eux et éventuellement leur paternité dans l’espace familial (le couple)
Autrement dit, les femmes n’ont pour la plupart,
dans l’histoire des cultures, que fort rarement eu accès à ce qui donne
naissance à « une grand poète » : un désir fort, libéré des
contingences, dans un monde ouvert… Trop de devoirs accablent les femmes !
Anaïs Nin, malgré toute son ambition et sa
« liberté d’esprit » porte Henri Miller… tentez d’imaginer le
contraire est encore difficile, mais commence à être imaginable !
Valérie Rouzeau est encore trop jeune pour être
mesurée à Tardieu mais laissons lui le temps… et les poètes anglaises qu’elle
traduit sont « d’envergure »…
Il me semble découvrir régulièrement dans ta
rubrique des femmes de grande force… le nom de Charlotte Delbo me vient à
l’esprit, il y en a d’autres assurément, dont les noms sont moins connus que
ceux des hommes et qu’il faudrait peut-être porter !! »
Marie-Florence Ehret dans Poezibao : Bio-bibliographie, extrait
1, extrait
2, extrait
3,
Rappel :
Enquête de Poezibao : La
place des femmes poètes 1 : présentation ; La
place des femmes poètes 2 : liste de toutes les poètes cités, volet
1 : stature, statut, statue, De la
méthode (publier les réponses),
Rédigé par Florence Trocmé le dimanche 17 septembre 2006 à 11h00 dans Enquêtes et débats | Lien permanent | Commentaires (0)
Le Comité de rédaction de la revue Les Hommes
sans épaules me faire part du décès du Poète Jean BRETON, survenu
ce 16 septembre 2006
Jean Breton, né le 21 août 1930, à Avignon, est décédé le 16 septembre 2006, 5h30,
à son domicile parisien, des suites d’une longue maladie. Fondateur des Hommes
sans épaules, en 1953, puis de Poésie 1, en 1969, il a été éditeur,
animateur et critique.
Rédigé par Florence Trocmé le dimanche 17 septembre 2006 à 10h44 dans Evènements | Lien permanent | Commentaires (2)