C'est agaçant d'entendre dire que la poésie est partout : des gens disent la voir partout, mais ne la voient guère justement dans les poèmes. Le plus souvent pas du tout. J'aime penser qu'il n'y a de poésie que dans les poèmes, dans leur improbable texte clos, qu'il faut relire toujours, poésie entre le texte et cette voix qui lit, silencieuse ou pas, entre le début d'une première lecture et le désespérant inachèvement de ce qui suit, ou en amont entre les différents brouillons effacés et ce qui est maintenant dans le livre.
James Sacré, Parler avec le poème, pp. 234-235
[choix de Ludovic Degroote]
lire la note de lecture de ce livre, par Ludovic Degroote.