Jan Skácel est né le 7 février 1922 en
Moravie, partie orientale de la République tchèque. Après la guerre, il fait
des études de lettres et s’inscrit au parti communiste. En 1952, suspecté de
trotskisme, il doit interrompre sa collaboration au journal communiste de Brno
et gagner sa vie comme ouvrier. De 1963 à 1969, il dirige la revue Hos do domu
(L’hôte dans la maison). Il meurt le 7 novembre 1989.
Bibliographie
« Jan Skácel écrit des poèmes dès les années 40. Cinq recueils publiés
avant l’écrasement du Printemps de Prague en Août 1968 imposent sa voix,
Combien d’occasions a une rose (1957), Qu’est-il resté d’un ange (1960), L’Heure
entre chien et loup (1962), Complainte (1966), Vergettes (1968). Le sixième
recueil, Millet ancien (1981) ne peut paraître qu’après douze ans de silence
imposés au poète, après 68 par la “normalisation”.
Quatre nouveaux recueils complètent son œuvre poétique : L’Espoir aux
ailes de hêtre (1983), Moulage à la cire perdue (1984), Qui boit du vin en
secret (1988) Et encore l’amour (1991). L’œuvre poétique complète de Skácel est
publiée à Prague en 1996 » (in Millet
l’ancien (Dávné proso), trad. Yves Bergeret et Jiří Pelán, Atelier La
Feugraie, 1997, p. 77)
en français
Paysage avec pendules, trad.
Patrik Ourednik, Éditions K, 1990.
Millet l’ancien (Dávné proso), trad.
Yves Bergeret et Jiří Pelán, Atelier La Feugraie, 1997
Ce que le vin sait de nous (Kdo pije
potmě víno), trad. Jan Rubeš, La Lettre volée, 1998.
Une belle page
en français sur le site de Radio Prague