Rappel, la revue Diérèse vient de consacrer un second et fort numéro spécial à Thierry Metz.
12.
Toute l’obscurité est dans le jour. Où tant bien que mal il faut s’orienter, tâtonner, balbutier ce qu’on a à dire. Mais l’infime est plus sûr que le reste. Un détail, une inadvertance. C’est ici le seul point de passage.
29.
Nos visages ne sont pas loin de nous.
Nos visages ne sont que les soupçons de ce que nous sommes.
Mais qui ?
Le visage de Jo a l’air entier, comme ça, à première vue. Mais à certaines heures, non, il le cache ; il n’est plus que quelques traits, il ne l’accompagne plus. Ou bien n’est-il montré qu’à celui qui peut encore voir.
86.
Maintenant, dans la chambre aux murs jaunes, il n’y a plus que du bruit, du vacarme, du langage manqué. Je ne regarde plus, je n’écoute plus – je vais simplement me cacher au centre de ce qui se passe.
Thierry Metz, L’Homme qui penche, nouvelle édition revue et augmentée, Pleine Page éditeur, 2008.
Thierry Metz dans Poezibao :
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