Cette rubrique suit l’actualité éditoriale et présente les derniers ouvrages reçus par Poezibao. Il ne s’agit pas de fiches de lecture ou de notes critiques et les présentations font souvent appel aux informations fournies par les éditeurs.
Devant l’afflux de livres, Poezibao n’est plus en mesure de présenter chaque livre reçu de façon détaillée. Tous les livres reçus seront donc cités mais une partie seulement d’entre eux fait l’objet d’une présentation plus complète, accessible en cliquant sur « lire la suite de… » - pour les autres livres, Poezibao s’efforce de trouver des informations en ligne et donne les liens correspondants
○ Yi Sang, L’inscription de la terreur, Les Petit Matins
○ Anthologie Éros émerveillé, Poésie/Gallimard
○ Charles Dobzynski, Un four à brûler le réel, Poètes de France, Orizons
○ Revue Ce qui secret, numéro 2, janvier 2012
○ Louise Warren, Anthologie du présent, les éditions du passage
○ François-Xavier Maigre, Dans la poigne du vent, Éditions Bruno Doucey
○ Jean Michel Delambre, L’Eldorado de la Méduse, Les Ecrits du Nord / Éditions Henry
À propos de ces livres, lire une présentation détaillée en cliquant sur « lire la suite »
et aussi
○ Bernard Perroy, Petit Livre d’impatience, Éditions du Petit pavé, en savoir plus et site de l’auteur
○ Amin Khan, Arabian Blues, MLD, 2012, 80 p. 14€, en savoir plus
○ Bernard Perroy, Sur la plus haute branche, Sac à mots, site de l’auteur
○ Jean-Louis Keranguéven, Au Silence consenti, Éditions de l’Atlantique, 2012, 17€
○ Louis Raoul, Feuilles de l’air, Éditions de l’Atlantique, 2012, 14€
○ Yi Sang, L’inscription de la terreur, traduit du coréen par Ju Hyounjin avec la participation de Tiphaine Samoyault et Claude Mouchard. postface de Ju Hyounjin, Claude Mouchard, Les Petits Matins, 2012, 208 p. 12€
Yi Sang est aujourd’hui considéré comme un auteur majeur de la Corée du début du XXe siècle. Plus de soixante-dix ans après sa mort, ses écrits restent étrangement novateurs. Ses récits ou ses poèmes, qui avaient choqué le public coréen de son temps, n’ont rien perdu de leur puissance : le langage de Yi Sang communique sa fièvre à tout ce qu’il pense, raconte ou décrit.
Le présent recueil propose des récits ainsi que des poèmes parmi les plus troublants.
○ Anthologie Éros émerveillé, édition de Zéno Bianu, Poésie / Gallimard, n° 472, 2012, 627 p. 12€
L’érotisme, la poésie - ou la rencontre de deux émois majeurs.
Dans son Érotisme, Georges Bataille affirme lumineusement : « …La poésie mène au même point que chaque forme de l’érotisme… Elle nous mène à l’éternité… » Si la poésie est bien le « plus haut état de la langue », n’est-elle pas la plus apte à restituer l’émotion érotique, ce plus haut état du corps et du cœur ? Embrasant les mots, la poésie érotique met le feu aux joues et ailleurs. Elle célèbre les sens, libère les énergies, elle chante le plaisir effréné de vivre hors des carcans de toutes sortes, la surabondance vibratoire, le grand jeu des attractions universelles.
Du vertige libertin qui envahit la poésie française au XVIe siècle jusqu’aux blasons amoureux des surréalistes, de l’érotisme le plus feutré à la pornographie la plus exacerbée, on trouvera ici, en trois cent cinquante poèmes, une anthologie de la volupté sous toutes ses facettes. Un florilège du chavirement, explorant le territoire amoureux dans sa dimension toujours renouvelée. De Ronsard à Rimbaud, de Verlaine à Genet, de Louise Labé à Joyce Mansour, de Sade à Bataille, de Jouve à Calaferte, de Pierre Louÿs à Franck Venaille, de Michel Leiris à Bernard Noël, quelque deux cents poètes, dont un grand nombre de modernes et de contemporains, disent ici l’incroyable besoin d’impudeur qui parfois les saisit.
Ils disent les jeux de la langue et du sexe, avec toutes leurs saveurs, du sucré au salé, de l’implicite à l’explicite. Cette anthologie, qui rassemble ce que la poésie française a produit de plus érotique en cinq siècles, entraîne le lecteur à célébrer Éros en tous ses fastes, lumineux, sombres ou hilarants – Éros émerveillé.
○ Charles Dobzynski, Un four à brûler le réel, Poètes de France, Orizons, 2012, 352 p. 28E
Poète et critique, Charles Dobzynski nous invite à un singulier voyage au bout du siècle. Tout un siècle du territoire de la poésie qu’il parcourt, sous l’égide de Pierre Reverdy auquel il a emprunté son titre : Le poète est un four à brûler le réel. Ce panorama englobe 57 poètes, commence avec Guillaume Apollinaire et s’achève sur Franck Venaille. Il suit l’ordre alphabétique et celui des générations, avant et après 1940, avec un flash-back intermédiaire consacré à Rimbaud, Verlaine et Mallarmé. Tour d’horizon qui ne se prétend pas complet : il opère des choix, avoue ses prédilections. Elles sont fondées sur trois décennies de chroniques, à partir de l’observatoire que fut pour l’auteur la revue Europe. Il y a disposé régulièrement ses jalons, avec les classiques de la modernité : Aragon, Breton, Michaux, Ponge, Char, et ceux qui se sont révélés plus tard : Yves Bonnefoy, Du Bouchet, Bernard Noël, Lorand Gaspar, Lionel Ray, Marie-Claire Bancquart et Marie Etienne, entre autres. Charles Dobzynski est un critique passionné par ce qui surgit dans l’écriture de son temps. Ceci confère à cet inventaire son dynamisme et sa vivacité. Un deuxième volume est d’ores et déjà prévu sous le titre Poètes du Monde.
○ Revue Ce qui secret, numéro 2, janvier 2012, 2 cd, 4 livrets, 2 posters. 20€
La revue matérielle n°2 paraît en janvier 2012. Elle est réalisée à partir des contributions publiées par la revue Internet, ainsi qu'avec certains enregistrements ou autres captations et réalisations issus de la résidence d'artistes organisée en décembre 2010.
Conception et réalisation de la revue matérielle n°2 : Frédéric Laé, Soizic Lebrat, Jean-Marc Savic. Coordination : Marc Perrin.
site de la revue
○ Louise Warren, Anthologie du présent, les éditions du passage, 2012, 240 p.
Attentive à chaque mouvement du présent, Louise Warren fait résonner dans Anthologie du présent les multiples facettes d'un objet, d'un paysage ou d'un geste. Au fil de la lecture, morceaux du monde, images et sensations, s'assemblent pour composer une traversée de l'instant.
Le livre se clôt sur un entretien de Louise Warren avec André Lamarre. Tous deux y livrent leurs réflexions sur le rôle du premier lecteur, et plus largement, sur le processus de création littéraire, tant au niveau du fond que de la forme.
Poète et essayiste, Louise Warren a publié plus de 25 titres au Québec et en France. Elle est également l'auteure de plusieurs livres d'artistes.
○ François-Xavier Maigre, Dans la poigne du vent, Éditions Bruno Doucey, 2012, 112 p. 12E
« Je connaissais les articles de ce journaliste du quotidien La Croix, mais j’ignorais que derrière le nom de François-Xavier Maigre se cachait un poète de cette trempe. Quelle trempe ? Celle d’un jeune auteur qui ose affirmer son lyrisme et sa quête de sens. Par ces poèmes empreints de musicalité et d’images oniriques, François-Xavier longe « la rive insoupçonnée qui mène à l’enfance », retrouvant les joies, les peines, les ardeurs qui l’ont fait homme. Comme s’il s’agissait de tendre la petite main de l’homme à l’invisible, de faire confiance à la nuit, d’épouser « un royaume en perte de lui-même »… Dans la poigne du vent n’est pas simplement un premier recueil : il est l’acte de naissance d’un vrai poète. » (Bruno Doucey)
○ Jean Michel Delambre, L’Eldorado de la Méduse, Les Écrits du Nord / Éditions Henry, Prix des Trouvères 2011, Grand Prix de poésie de la Ville du Touquet, 36 p. 8€ - site de l’éditeur
« Les premières pages lues, je ne crois pas qu'on puisse lâcher le livre : on est retenu par cette voix qui dit l'espoir et la détresse d'hommes jetés en contrebande sur les routes par la guerre ou la misère, livrés aux déserts, aux tempêtes, aux passeurs, et qui trouvent parfois en chemin leur destin, un peu de la terre où ils sont nés dans leur poche.
(extrait de la préface de Gérard Cartier, président du jury du Prix des Trouvères)