Cette rubrique suit l’actualité éditoriale et présente les
derniers ouvrages reçus par Poezibao.
Il ne s’agit pas de fiches de lecture ou de notes critiques et les
présentations font souvent appel aux informations fournies par les
éditeurs.
°Matthieu Gosztola, Un seul Coup d’aile
dans le bleu, Éditions de l’Atlantique
°Marcel Migozzi, Éclats d’enfance
toulonnaise, Géhess Editions
°Alessandro de Francesco, Redéfinition,
Éditions Mix
°Christophe Lamiot-Enos, Même quand,
Passage d’Encres
°Georges Guillain, Compris dans le
paysage, Éditions Potentille
°Gwénola Morizur, Déraciner les
impatiences, Donner à voir
°Amandine Marembert, Un petit Garçon un
peu silencieux, Al Manar
°Bosquet de Thoran, Bribes, Le
Cormier
°Baldine Saint-Girons, La Piéta de Viterbe, Passage d’Encres
°Kang Byung Ki, Groupuscules du vertige,
Le Cormier
°Catherine Andrieu, Poème de la Mémoire
oraculaire, Éditions du Petit pavé
°Bruno Edmond, A propos de larmes,
Passage d’Encres
°Jean-Pierre Hamon, Fresnesie,
Passages d’Encres
°Hiromi Isukui, L’Eau qui rit, L’Harmattan
°Les Corbeaux, le poème de Rimbaud,
illustré par Benoist Mousseau, Passage d’Encres
notices détaillées de ces ouvrages en
cliquant sur « lire la suite... »
•Matthieu Gosztola
Un seul Coup d’aile dans le bleu
Fugue et variations
Coll. Phoibos, Éditions de l’Atlantique
17 €
« Ce recueil est construit comme fugue et variations (autour de certains
mots pivots, certains accords musicaux), de façon assez rigoureuse (un long
poème polyphonique en somme) même si j'ai voulu que l'ensemble apparaisse comme
étant décousu, c'est à dire s'offrant spontanément au regard, comme un paysage
que le regard n'aurait pas encore découpé de l'ensemble flou et indéfini auquel
il appartient. Ces poèmes cheminant à la frontière de l'aphorisme disent la
merveille de douceur et de beauté qu'il y a à exister lorsque l'on se tient en
osmose avec l'infini qui bruisse en nous, lequel s'offre en filigrane dans
chaque posture de la nature. Ce sont des éclats poétiques qui s'offrent au
hasard de la lecture (la lecture pensée comme promenade), au fil des pages que
l'on tourne avec l'attention d'un marcheur face à ses pas autant que face au
bleu qui vibre tout autour de lui. En somme, poésie se voulant contre le
nihilisme ambiant, poésie répétant que le bonheur est possible, qu'il n'est que
d'ouvrir les yeux, vraiment. Le ravissement est là, à chaque pas, spontanément.
Ou plutôt il nous faut notre spontanéité à chaque instant pour nous en rendre
compte. » Matthieu Gosztola (prière d’insérer)
•Marcel Migozzi
Éclats d’enfance toulonnaise
(1936-1952)
Dessins de Serge Plagnol
coll. témoin(s), Éditions Géhess
15 €
A signaler aussi parmi les récentes parutions de Marcel Migozzi, La seule rescapée dans la collection La
Porte
« sur le dessus du panier, ou plutôt
au fond de la poche, repose la fronde, fourche d’arbre écorcée et lanières de
caoutchouc tranchées dans une chambre à air de vélo. Pour dégommer les boîtes
de conserve, viser l’oiseau inatteignable ou des cibles sans chair ou....allez
les copains, il fait nuit, personne ne nous voit, casser l’ampoule d’un lampadaire de rue (65)
Né à Toulon en 1936, le poète Marcel Migozzi livre ici ses souvenirs de guerre
et d’immédiat après-guerre, dans un Toulon en pleine reconstruction mais où
règnent l’amitié et la fraternité.
•Alessandro De Francesco
Redéfinition
Traduction de l’italien de Doriane Bier, Alessandro De Francesco, Laurent
Prost, Noura Wedell & Caroline Zekri.
Éditions Mix
7 €
Alessandro De Francesco est né à Pise en 1981 et habite à Paris. Il a publié les livres de poésie Lo spostamento degli oggetti (Cierre
Grafica, Vérone, 2008), Ridefinizione
(La Camera Verde, Rome, 2010) et l’e-book trilingue da 1000m (voir
Poezibao) (Gamma org., 2009). Il
dirige un atelier de création à l'École normale supérieure de la rue d'Ulm,
collabore avec le Centre Pompidou pour des événements de poésie et de cinéma et
enseigne la poésie italienne contemporaine à l’ENS de Lyon, où il prépare
également une thèse de Littérature comparée. En 2008 il a succédé à Jacques
Roubaud comme visiting poet auprès de
l'European Graduate School. Site
d’A. de Francesco
1 Un obstacle cognitif : la conformation
de notre cerveau nous permet de percevoir seulement une partie de ce qui
pourrait être perçu et pensé.
2 Un obstacle politique-médiatique : il y a des choses que l’on nous empêche de
dire ou de savoir.
3 Un obstacle émotionnel : il y a des souvenirs, des expériences et des
sentiments qui ont perdu leur position centrale et sont devenus des parties
non-verbales du soi
Les trous et sauts logiques de la poésie d’Alessandro De
Francesco témoignent de la présence de ces obstacles en même temps qu’ils
invitent à les redéfinir afin de les dépasser.
•Christophe Lamiot Enos
Même quand
Peinture d’Elisa-Jade Lamiot
coll. Trace(s), Passage d’encres
12 €
Christophe Lamiot Enos tient ici une sorte de journal de sa confrontation à un
dessin de sa fille Elisa-Jade.
•Georges Guillain
Compris dans le paysage
Éditions Potentille
7 €
Compris dans le paysage synthétise l’expérience
d’une conscience sensible accablée par le mal de se sentir appartenir à la
grande infraternité trop souvent abjecte des hommes tout en ne pouvant s’empêcher
de s’éprouver vive et nue, surgie qu’elle est, vibrante aussi, parmi les
choses. Ce livre a été inspiré par la découverte du camp de concentration
français du Struthof établi par l’armée allemande dans un magnifique paysage
des Vosges.
•Gwénola Morizur
Déraciner les impatiences
Encres d’Elice Meng
coll. Tango, Donner à voir
5 €
Épingle là
les ailes sanguino /
lentes
cortège de mémoire bout à bout
La collection Tango propose de petits livres accordéon imprimés sur des
papiers recyclés rustiques... Deux sensibilités, deux couleurs, et ce qu’il
faut pour le voyage.
Gwénola Morizur a écrit les textes de ce Tango, en écho à la série d’encres « là
où vont les oiseaux sans ailes » d’Elice Meng.
•Amandine Marembert
Un petit garçon un peu silencieux
Dessins de Diane de Bournazel
coll. Poésie, Al manar
14 €
Un petit garçon un peu silencieux :
au plus près de l’émotion vraie et avec un bonheur d’expression permettant au
drame individuel d’atteindre l’universel.
Amandine Marembert est né en 1977. Elle a publié une vingtaine de recueils de
poésie et anime la revue et les éditions Contre-Allées. (Dos du livre)
•Bosquet de Thoran
Bribes
Le Cormier
xxxx
l’arbre ne capture pas le vent,
(qui
s’échappe par l’oiseau)
« Voici des vers qui sont orphelins, comme on dit des maladies dites
orphelines : ils sont uniques. A chacun de faire son choix, soit les
compléter à sa guise, en suivant le propos de Lautréamont : « la
poésie doit être faite par tous », ou bien, pourquoi pas, rêver autour d’un
vers. » (Avant-propos de l’auteur)
•Baldine Saint-Girons
La Piétà de Viterbe
Une double invention de Michel-Ange et de Sebastiano del Piombo
col. Trace(s), Passage d’Encres
15 €
[...] c’est là que je subis son choc, peu après avoir publié mon livre, Les Marges de la nuit – Pour une autre
histoire de la peinture. La puissante et terrible maternité de la nuit me
sembla soudain s’y incarner. (9)
•Kang Byung Ki
groupuscules du vertige
Le Cormier
« Liminaire
J’en appelle au réquisit proustien : lire, c’est toujours lire en
soi-même, faire le constat de ce qui mut et de ce qui demeure, dans cet
écart/tracé au plus lointaine de ce qui nous (r)approche, au plus proche de ce
qui nous rend – encore − un peu plus étrangers. J’ai lu. Artaud, Cioran. Des
processus et des devenirs. Des machinismes de veille ? Toute un travail de
strates, par dépôts, par rabats et par retour d’un invaginé transductif. Non
pas vraiment à partir de leurs œuvres, mais plutôt, de leurs désœuvrements. A
la pointe d’un cri où copulent le pur, le sang et la grâce. »
•Catherine Andrieu
Poèmes de la mémoire oraculaire
Éditions du Petit Pavé
12 €
Ce livre se compose de seize poèmes courts, d’un poème-fiction et d’une petite
pièce de théâtre, comme autant de variations d’angle sur le même univers
imaginaire, univers déchirant et tragique de l’impossible amour, de l’étrangeté
à soi-même, de la réalité fuyante, des visions, de la folie, de la plongée
lucidement hallucinée dans la vérité humaine la plus profonde et la moins convenue. (lettre
de l’auteur)
Philosophe, elle a publié un essai sur Spinoza aux éditions de l’Harmattan,
artiste-peintre et poète, Catherine Andrieu est né à Metz en 1978.
•Bruno Edmond
A propos de larmes
coll. Trait court, Passage d’Encres
6 €
Larmes de jour
Larmes de nuit
Larmes de l’éveil
Larmes du sommeil
[...]
Georg Christoph Lichtenberg (1742-1799) auteur des fameux aphorismes a, dit-on,
décrit 62 manières de s’appuyer la tête sur la main.
•Jean-Pierre Hamon
Fresnesie
coll. Trait court, Passage d’Encres
6 €
Ce texte a été écrit pendant l’incarcération de l’auteur au quartier militaire
des Prisons de Fresnes de mai à octobre 1976 pour refus de porter les armes à l’occasion
de son service militaire
•Hiromi Tsukui
L’eau qui rit
Traduit du japonais par l’auteur et Gérard Augustin
coll. Levée d’Ancre, L’Harmattan
11 €
[...]
Puissance de l’œil
se grave encore
dans les trente-trois ciels,
d’innombrables têtes d’allumettes
se tiennent sur leurs gardes
[...]
L’auteur est née au Japon et s’installe en France en 1963.
•Arthur Rimbaud
Les Corbeaux
illustré par Benoist Mousseau
coll. trace(s), Passage d’Encres
Sois donc le crieur du devoir,
ô, notre funèbre oiseau noir