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vendredi 16 janvier 2009

Commentaires

Ces très belles paroles de Maurice Chappaz, retrouvées sur le blog de Jacques Perrin : " On dirait l'odeur du foin qui se réveille en hiver, voici 50 ans, les poèmes s'approchaient de moi. J'étais un jeune homme solitaire avec de vrais amis. On filait, on gagnait le large. Ce qui attire maintenant l'homme qui s'engage dans la vieillesse avec sa plume, c'est une ligne invisible, une frontière, celle de sa propre mort. J'ai vu, j'ai passé tant de cols qui varient, je me suis exercé à un chant ! Que voilà tous les chemins aujourd'hui mènent à l'intérieur, où devrait naître, où est déjà né tout ce que j'ai aimé. Et tous ces êtres deviendront moi-même. Ma vie les a écrits. Une angoisse, l'extrémité d'une feuille frémit mais je craindrais de ne pas mourir. " Amitiés
Christophe Carraud, auteur du Poésies/ Seghers consacré à Maurice Chappaz, et la revue "Conférence" ont énormément travaillé avec lui pendant les dernières années de sa vie. Le site de Conférences vient d'être rénové avec élégance et précision. Il faut regarder toutes les occurrences de Chappaz dans ce site, en particulier un très beau livre de bibliophilie accompagné par Gérard de Palézieux. http://www.revue-conference.com/

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