Cette rubrique suit l’actualité
éditoriale et présente les derniers ouvrages reçus par Poezibao. Il ne s’agit pas de fiches de lecture ou de notes
critiques et les présentations font souvent appel aux informations fournies par
les éditeurs. Certains points de vue ou remarques sont toutefois le fait de la
rédaction et sont alors précédés de la mention ndlr.
Parmi les
livres récemment reçus par Poezibao :
Angèle Paoli, Lalla ou le chant des sables, éditions Terres de Femmes
Valérie Rouzeau, Mange-Matin, L’Idée bleue
Critique (revue), n°735-736, Les
Intensifs, poètes du xxie
siècle
Laurine Rousselet, L’Été de la trente et unième, L’Atelier des Brisants
Anthologie : La Poésie est dans la rue, 101 poèmes protestataires
pour aujourd’hui, Le Temps des cerises
Sabine Dewulf, Pierre Dhainaut, Éditions des Vanneaux
Lionel Richard, Terrain de manœuvre, Didier Devillez éditeur
Odile Caradec, En Belle Terre noire, In Schöner schwarzer Erde, éditions en Forêt / Verlag im Wald
Guy Allix, anthologie, Le Nouvel Athanor
Nicolas Dieterlé, Ici pépie le cœur de l’oiseau-mouche, Arfuyen
Poezibao a décidé de soutenir l’initiative de Place des
Libraires et donne donc aussi souvent que possible, pour chaque livre, un
lien vers le site de ce réseau de libraires indépendants qui tentent d’exister
en face des géants de la distribution de livres en ligne.
Angèle Paoli
Lalla ou le chant des sables
Préface de Cécile Oumhani
Éditions Terres de Femmes, 2008
40 p. ‑ 20 €
« Avec Lalla ou le chant des sables, Angèle Paoli invite ses lecteurs vers
des sols à la fois nouveaux et anciens où la conscience de soi se fond dans l’universel.
Car à travers ce monde aux demeures de pisé, elle nous laisse entrevoir l’essence
de l’être, au-delà des limites qui inscriraient un commencement ou une fin. L’expérience
de Lalla touche si profondément par une clarté donnée à nos sens, l’extase d’un
ravissement, la certitude d’une voie possible » (Extrait de la préface de
Cécile Oumhani que l’on peut lire intégralement ici)
ndlr : c’est un
très beau récit-poème que donne ici Angèle Paoli, quête initiatrice d’une toute
jeune femme dans un désert du Moyen-Orient, vers le « maqâm des sables »,
le chant des sables qu’il lui sera donné d’entendre au terme de ce voyage.
Ce livre marque aussi la naissance des Éditions Terres de Femmes, auxquelles Poezibao souhaite un beau développement,
dans le sillage du site Terres de Femmes.
On peut se procurer ce livre (édition
originale, numérotée, 20 € + frais de port, 2,50 €) à cette adresse : Terres
de Femmes, 20217 Canar. – Retour haut de page
Valérie Rouzeau
Mange-matin
illustrations Valérie Linder
collection Le Farfadet bleu, L’Idée bleue
60 p. ‑ 10, 50 €
Œuf
en robe
J’ai perdu le nom d’une fleur difficile
Est-ce amphore sonore je ne sais plus : en or
Petite flore corolle colore rose quel sort
Je me la rappelle au jour de sa mort
Envolée pâle quoi de merveille rompue.
On trouvera dans Mange-Matin, pêle-mêle, une vache très
ivre ; un cheval, un poisson et une euphorbe (le nom oublié de cette
plante vivace m’est revenu quand s’est imposé à moi ce drôle de titre d’ "œuf
en robe") morts ; un amour vivant ; des choses belles des choses
moches d’époque ; un million de tolars. Et enfin tout ce que tu y mettras,
lecteur ! Mon farfadet bleu est
un peu si on veut une sorte de "leaping leprechaun", ce lutin vert du
folklore irlandais qui court qui court avec un pot rempli de pièces d’or entre
les bras, si tu l’attrapes, le trésor est à toi » (Valérie Rouzeau, dos du
livre)
Pour lecteurs à partir de 5 ans et jusqu’à plus que centenaires. – Retour haut de page
Revue Critique, n° 735-736, août-septembre
2008
« Les Intensifs, Poètes du xxie
siècle »
14,50 €
ndlr : au
sommaire de ce numéro de la revue Critique,
un dossier Les Intensifs réalisé par
Francis Cohen et Michèle Cohen-Halimi : « les auteurs ici rassemblés
ne forment ni une école ni une génération [...] Dire que ces poètes sont les intensifs, c’est faire droit à
ce qui ne peut les nommer. Intensifs car ils s’éloignent des faux-semblants et
des intentions théoriques : l’intensif s’oppose à l’intention. Aventure
peut-être où s’articulent les séries et leur interruption et qui cherche à
présenter ailleurs que dans le discours, toujours dans le livre, l’intensif d’une
pratique ne dissociant jamais écriture et lecture, mieux, les produisant l’une
dans l’autre, et réciproquement » (Extrait de l’introduction de Michèle
Cohen-Halimi et de Francis Cohen).
Signatures : notamment
Anne-Marie Albiach, Bernard Noël, Mathieu Bénézet, Marie-Louise Chapelle,
Pierre Alferi, Jean Daive, Alain Veinstein, Jean-Michel Reynard, Emmanuel
Hocquard, Isabelle Garron, Anne Parian, Dominique Fourcade, Claude
Royet-Journoud, Danielle Collobert, etc. A noter que ce dossier est très
intelligemment complété d’une bibliographie sélective. Il s’agit donc d’un
numéro de référence pour la connaissance d’un pan important de la poésie
contemporaine. – Retour haut de page
Laurine
Rousselet
L’Été de la trente et unième
Préface de Marcel Moreau
L’Atelier des Brisants, 2007
136 p ‑ 20 €
« Laurine Rousselet fait sa
révolution, mine de rien, mine de tout si l’on songe à l’inépuisable veine qu’elle
ouvre dans le gisement langagier. Nous pouvions déjà en percevoir les branles
et les saccades à l’écoute de ses derniers écrits. Avec L’été de la trente et
unième, elle en déploie les fulgurances, auxquelles elle donne l direction de l’absolu,
au départ de ses tournis. D’un soulèvement l’autre, elle se met, corps et âme,
dans l’état de ne plus s’aimer que comme une Violence s’exerçant sans compter
sur la sordide réalité des dépôts et consignations d’être. Sa révolte,
somptueuse, commence à faire date dans l’histoire, toujours contrariée, du
désir qui vient à la Femme d’occuper sa vraie dimension, ainsi que le voudrait
ce qu’elle comprime, en ses entrailles, d’arts intra-utérins, cette
démesure-là, encore bien ignorée, en attente d’une délivrance. » (Extrait
de la préface de Marcel Moreau, dos du livre). – Retour haut de page
La Poésie est dans la rue
101 poèmes protestataires
le Temps des cerises, 2008
256 p. ‑ 15 €
« Á l’occasion du 40e
anniversaire de Mai 68, les éditions Le Temps des cerises publie une anthologie
de poésie protestataire. Contrairement à une idée trop souvent répandue, les
poètes vivant en France ne sont ni dans un laboratoire coupé du monde, ni dans
une tour d’ivoire. Ils réagissent, avec leurs mots, leur sensibilité et leur
intelligence, aux problèmes du monde du monde et de la société » (Dos du
livre). Parmi les contributeurs, on peut citer : Olivier Apert, Claude
Ber, Pascal Boulanger, Stéphane Chaumet, Francis Combes, Charles Dobzynski,
Bruno Doucey, Georges Hassoméris, Jean-Luc Maxence, Gérard Noiret, Matthias
Vincenot.... – Retour haut de page
Sabine Dewulf
Pierre Dhainaut
Collection Présence de la poésie
Éditions des Vanneaux
258 p ‑ 15 €
ndlr : ce livre,
selon une formule éprouvée et appréciée, accouple un essai et une partie
anthologique. Sabine Dewulf propose un parcours autour de Pierre Dhainaut en
une petite centaine de pages puis un large choix d’extraits de l’œuvre, signant
ainsi une belle introduction à l’œuvre du poète. – Retour haut de page
Lionel Richard
Terrain de manœuvres
Didier Devillez éditeur, 2008
128 p ‑ 18 €
« En ta besace de pages qui
moisissent
ne pèse plus que l’infime de ta proche absence »
Le poète autrichien Rainer Maria
Rilke se posait le problème de savoir comment
vivre. Pour Lionel Richard, compte moins le comment,
semble-t-il, que le pourquoi. Il se
montre à la fois dépositaire des interrogations, des insatisfactions, des
angoisses contemporaines, et expérimentateur verbal de leur maîtrise, leur
démystification, leur annulation. Un peu à la manière des sages anciens d’Extrême-Orient.
(Extrait du prière d’insérer) – Retour haut de page
Odile Caradec
En belle terre noire, in schöner
schwarzer Erde
bilingue, illustration Claudine Goux
Editions En Forêt/Verlag Im Wald
172 p. ‑ 15 €
« C’est l’époque où l’on peut
piquer des tournesols dans
les champs sans emmerder personne
On éclate, on se goinfre de jaune, on e barbouille de
pollen jusqu’à la garde
Laissant très loin derrière soi la chose ombreuse qui
sans fin nous taraude »
« La poésie n’aime guère les bigots de la langue.
Elle leur échappe et ne se donne qu’aux femmes et aux hommes libres. Libre
Odile Caradec, l’est avec elle-même, avec l’écriture. Elle se peint en "follette
/ non poétesse", elle est "un cœur en déraison". Qu’on ne compte
pas sur elle pour tempérer ses "ardeurs pétulantes". Elle a "le
troisième âge phosphorescent". Elle se revendique
"septuadolescente, septuaturbulente". Pour elle les poèmes doivent
être "flammes, tourbillons, explosifs". Pour "donner clarté au
poème" il faut "y mettre feu". Il s’agit de transmettre "une
nudité, une intensité, une célérité". Ils tourbillonnent, comme la vie,
bondissent, ont des trajectoires imprévisibles. » (Christian Bulting in Gare maritime 2003, repris du site de la Maison de la Poésie de Nantes) – Retour haut de page
Guy Allix
Collection Poètes trop effacés
Le Nouvel Athanor, 2008
110 p. ‑ 15 €
« Il avait un peu plus de
vingt ans quand ses premiers poèmes furent édités, en 1974 et ne cessa depuis
de suivre un itinéraire poétique discret mais salué aussi par Pierre Seghers,
Hubert Juin, Pierre Dhainaut, Bernard Noël. Très souvent militant de la poésie
des autres, il était grand temps de saluer son art singulier, sa quête opiniâtre
du sens de la vie, sa poésie "à odeur de soufre où l’angoisse rejoint les
gestes quotidiens" comme l’écrit Gilles Pudlowski » (Dos du livre).
Ce livre se compose d’un portrait signé par Jean-Luc Maxence, d’une
bibliographie et d’une section anthologique. – Retour haut de page
Nicolas
Dieterlé
Ici pépie le cœur de l’oiseau-mouche
Arfuyen, 2008
186 p. ‑ 17,5 €
Nicolas Dieterlé (1963-2000) n’a
de son vivant jamais souhaité publier aucun texte, mais il laisse de nombreux
écrits, récits, proses et poèmes, ainsi que plus de 500 peintures et dessins.
Les textes de ce livre ont été écrits dans les deux dernières années de sa vie.
Il est tout entier méditation sur la vie, sur la vérité et sur la poésie. :
"Poésie : puits de silence où luit, tout au fond, l’eau immobile et
fériée du Verbe" » (extrait du prière d’insérer) – Retour haut de page