Nikos Engonopoulos a été l’un des plus principaux
représentants du surréalisme en Grèce (avec Andréas Embiricos et Odysséas
Elytis) en tant que poète comme en tant que peintre. Il est né à Athènes le 21
octobre 1907, mais à passé une partie de son enfance et de son adolescence à
Constantinople et à Paris où il a été lycéen entre 1923 et 1927. A partir de
1932, il étudie à la section des Beaux Arts de l’École polytechnique d’Athènes
dont il deviendra professeur après la guerre. Il commence à écrire et à
peindre. Sa peinture
se place très vite dans le sillage de la peinture métaphysique de Chirico mais
avec, en propre, une thématique liée aux héros et aux héroïnes de la tradition
grecque (de l’Antiquité à la révolution de 1821) traités dans un cadre
anachronique et provocateur. Thématique et traitement que l’ont retrouve dans
sa poésie. Une poésie d’emblée surréaliste avec ses deux premiers
recueils : Défense de parler au
conducteur et Les clavecins du
silence qui comprennent de nombreuses proses automatiques. En 1942, en pleine
occupation allemande il écrit Bolivar,
sous titré : un poème grec, un
long poème lyrique qui fait du Libertador un héros de la guerre d’indépendance
grecque et qui est ressenti par ses lecteurs comme un poème de résistance. Bolivar sera publié deux fois dans une
traduction française, en 1945 par Robert Lesvesque et en 1980 par Fanchita
Gonzalez-Battle. Nikos Engonopoulos est mort le 31 octobre 1985.
fiche établie par
Constantin Kaïteris
un article en français
Un bel
ensemble avec une biographie chronologique détaillée (en anglais et en
grec)
Une fiche en
anglais et une
autre, également en anglais
Rédigé par : PHIL JOURNÉ | mercredi 12 décembre 2007 à 17h00