PLEURER ce qui est perdu quand le pied ne laisse sur le sable trace qui ne soit effacée par la succession certaine des eaux.
Llorar por lo perdido duando no deja huelle el pie en la
arena que no sea borrada por la ciierta sucesion de las aguas.
José Angel Valente, fragments d'un livre futur, traduction
Jacques Ancet, José Corti 2002, p. 23.
TU dors englouti dans ta nuit. Tu es en paix. Moi je griffe
les murs glacés de ton absence, les murs non fissurés par le temps qui ne peut
durer sous tes paupières. Toi la cendre. Moi le sang. Feuille légère, ta voix.
Pétrifié ce chant. Toi tu n'es même plus toi. Moi, ton vide. Moi, mémoire de
toi, léger, lointain, qui ne pourras plus jamais te souvenir de moi.
(In pace)
TÙ duermes en tu
noche sumergido. Estàs en paz. Yo arano las heladas paredes de tu ausencia, los
muros no agrietados por el tiempo que no puede durar bajo tus pàrpados. Ceniza
tù. Yo sangre. Leve hoja tu voz. Pétreo este canto. Tù ya no eres ni siquiera
tù. Yo, tu vacio. Memoria yo de ti, tenue, lejano, que no podràs ya nunca
recordarme.
(in pace)
José Angel Valente, fragments d'un livre futur, traduction Jacques Ancet, José Corti 2002, p. 40.
Note
bio-bibliographique
extrait
1, extrait
2
note
de lecture de Fragments d’un livre futur,
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