La Poste a toujours été un des outils privilégiés de
diffusion des livres et revues littéraires des éditeurs indépendants, auprès
des libraires, des bibliothèques et du public.
Or, les transformations de La Poste, l’abandon des tarifs
particuliers ou intermédiaires, la libéralisation des services, les fermetures
de bureaux, mettent aujourd’hui leur existence en danger.
Ceci porte préjudice aux écrivains, à la création
littéraire, aux éditeurs, aux libraires, aux lecteurs, comme à toute la chaîne
du livre, (graphiste, photographe, imprimeur...)
Des tarifs postaux abusifs, la réduction programmée à
l’accès des tarifs “presse” par de nouvelles contraintes administratives,
l’abandon des tarifs réduits (“coliéco” “sacs postaux de librairies”… le
refus de la Poste d’appliquer le tarif “livres et brochures” sur le
territoire national), etc… remettent en question la pérennité de
l’édition indépendante, et par voie de conséquence, entravent le droit
d’expression, réduisent l’économie du livre et affaiblissent la démocratie.
De nombreuses petites structures éditoriales sont
aujourd’hui contraintes à réduire ou à cesser leur activité.
Les soussignés s’inquiètent de cette situation et demandent
à l’État, aux ministères concernés et à la direction de l’entreprise publique
La Poste de créer un tarif préférentiel pour les livres et les revues
(indépendamment, pour celles-ci, de l’attribution, ou non, d’un numéro de
commission paritaire), afin de garantir pour demain la diversité culturelle et
la libre circulation des idées.
Vous pouvez signez en ligne et voir les premiers signataires sur :
http://www.cynthia3000.info/petition/index.php?petition=3