Lectures
au Musée Zadkine
27 septembre – 7 décembre 2006
En écho à sa programmation qui associe l’œuvre du sculpteur à la création la
plus contemporaine, le Musée Zadkine poursuit son cycle de lectures.
Selon la formule désormais consacrée, les écrivains et poètes conviés
liront leurs travaux en cours, ainsi que des fragments d’œuvres d’auteurs de
leur choix, généralement du vingtième siècle.
Mercredi 27 septembre 2006 à 19h :
Fabrice Melquiot
Jeudi 26 octobre 2006 à 19h :
Florence Delay
Jeudi 23 novembre 2006 à 19h :
Bénédicte Vilgrain
Jeudi 7 décembre à 19h : Albane
Prouvost
Entrée libre
Musée Zadkine 100 bis rue d’Assas 76006 Paris
Tél : 01 55 42 77 20 Fax : 01 40 46 84 27 http://paris.fr/musees/zadkine
Métro Notre-Dame-des-Champs, Vavin RER B Port-Royal Bus 38, 82, 83, 91
lire le détail de la programmation ci-dessous :
Mercredi 27 septembre 2006 à 19h
Fabrice
Melquiot (1972)
est le plus talentueux des jeunes auteurs écrivant pour le théâtre. Ses pièces
aux implications politiques comme poétiques sont jouées en France et en Europe.
Il est auteur associé à la Comédie de Reims.
Fabrice Melquiot a fait paraître ses premiers textes, des livres pour les
enfants, à l’Ecole des loisirs, Les petits
mélancoliques et Le jardin de Beamon,
en 1998, puis à partir de 2000 des pièces auprès de l’Arche
Editeur ; certaines sont destinées au jeune public, ainsi Albatros, Bouli Miro, Bouli
redéboule, Catalina in fine, Le Gardeur de silences, Perlino
Comment. Il est aussi l’auteur de L’Actrice empruntée, Autour de
ma pierre il ne fera pas nuit, C'est ainsi mon amour que j'appris ma blessure,
La dernière balade de Lucy Jordan, Le Diable en partage,
Exeat, L’inattendu, Je rien Te Deum, Kids, Le
Laveur de Visages, Marcia Hesse, Ma vie de chandelle, Percolateur
Blues, La Semeuse, Veux-tu ?, Je peindrai des étoiles filantes et mon tableau n'aura pas
le temps, Sâlat Al-Janâza, Faxxman. Graceful (2005)
est un recueil de poèmes.
Fabrice Melquiot, en écho à ses textes, a choisi de lire des extraits de
d’œuvre de Roberto Juarroz, Nicolas Bouvier, Richard Brautigan et Yehuda
Amichaï.
Roberto Juarroz (1925-1995) est une figure majeure de la poésie
argentine ; son œuvre, méditation transcendantale sur le langage, est
regroupée sous le vocable de la « poésie verticale ».
Nicolas Bouvier (1929-1998), auteur suisse d’expression française, est
l’écrivain voyageur par excellence. On lui doit des récits L’Usage du monde (1963),
Chronique japonaise (1975), Le poisson-scorpion (1982), et des
poèmes Le dehors et le dedans (1998).
Richard Brautigan (1935-1984), écrivain et poète américain, proche de la Beat
Generation, est l’auteur notamment de La Pêche à la truite en Amérique
(1967), Sucre de pastèque (1968), La Revanche de la pelouse
(1970).
L’œuvre de Yehuda Amichaï (1924-2000), poète né en Allemagne, accompagne
l’histoire et les devenirs d’Israël. On lira en français ses nouvelles Les
morts de mon père (trad. Michel Eckhard Elial), L’Éclat, 2001 et ses
poèmes Perdu dans la grâce (trad. Emmanuel Moses), Gallimard, 2006.
Jeudi 26 octobre 2006 à 19h
Florence Delay est romancière et essayiste. Elle a fait paraître Minuit sous les yeux, Gallimard, 1973 ; Le aïe aïe de la
corne de brume, Gallimard, 1975 ; L’Insuccès de la fête,
Gallimard, 1980 ; Riche et légère, Gallimard, 1983 ; Course
d’amour pendant le deuil, Gallimard, 1986 ; Petites formes
en prose après Edison, Hachette, 1987 ; Il me semble, Mesdames ou
Les Dames de Fontainebleau, FMR, 1987 ; Etxemendi, Gallimard,
1990 ; Catalina, Seuil, 1994 ; Oeillet rouge sur le sable
illustré par Francis Marmande, Fourbis, 1994 ; La fin des temps
ordinaires, Gallimard, 1996 ; La Séduction brève, Gallimard,
1997 ; Dit Nerval, Gallimard, 1999 ; Trois désobéissances,
Gallimard, 2004, autant de textes, livres et enquêtes à l’écriture imaginative,
savante et rêveuse.
On lui doit, par ailleurs, avec Jacques Roubaud, une anthologie de la poésie
nord-amérindienne Partition rouge, Seuil, 1988 ; ainsi qu’un vaste
cycle Graal théâtre, sur la matière de Bretagne (Gallimard, 2005).
Elle a collaboré au théâtre comme au cinéma avec Jean Vilar, Georges Wilson,
Antoine Vitez, Jorge Semprún, Benoît Jacquot,
Michel Deville, Chris Marker et elle fut Jeanne d’Arc dans le film de Robert
Bresson.
Florence Delay est membre de l’Académie Française.
Traductrice de l’espagnol, notamment de Calderón, Sor Juan Inès de la Cruz,
Fernando de Rojas, Ramón Gómez de la Serna, Arnaldo Calveyra, elle a choisi de lire des extraits de l’œuvre de José Bergamín (1895-1983).
Grande figure intellectuelle et morale de l’Espagne, José Bergamín fut
essayiste, poète, dramaturge, opposant au franquisme On lira La Solitude sonore du toreo (trad. Florence Delay),
Seuil, 1989 ; Tout et rien de la peinture, Le Mystère tremble
(postf. Florence Delay), Deyrolle, 1991 ; L'Espagne en son labyrinthe
(trad. Yves Roullière), L’Éclat, 1992 ; L'Importance du démon et autres
choses sans importance (trad. Yves Roullière), L’Éclat, 1993 ; Beauténébreux
: de la nature et figuration frontalière de la poésie (trad.
Florence Delay), La Délirante, 1999.
On consultera le « Cahier pour un temps », Centre Georges-Pompidou,
1990 qui lui est consacré.
Jeudi 23 novembre 2006 à 19h
Bénédicte
Vilgrain est poète. Son travail pour l’heure est celui d’une
grammaire tibétaine dont quelques chapitres ont parus ; ainsi ka,
contrat maint, 2001 ; sku, L’Attente, 2002 ; khà,
contrat maint, 2003 ; khyi, « If », n°24, 2004 ; g’i, in 49 poètes, un collectif,
Flammarion, 2004 ; Grog(s), contrat
maint, 2004.
Elle traduit du tibétain ainsi, Où l’on apprend que Cendrillon a tué
sa mère, TH.TY, 1984 ; La Raison de l’oiseau, poèmes du Sixième
Dalaï Lama, Fata Morgana, 1986 ; mais aussi de l’allemand (Walter
Benjamin, Paul Celan, Maître Eckhart, Haroun Farocki, J. W. von Goethe,
Heinrich Heine, Wilhelm von Humboldt) et
de l’anglais (Paul de Man, Susan Howe, George Oppen).
On lui doit des livres pour la jeunesse Le Maître de la pluie ou le Voyage
de Tch’e Song et Le Roi Jacasse et le petit garçon, Ipomée, 1998.
Elle a fondé et anime, avec Bernard Rival, les éditions du Théâtre
Typographique.
La démarche de Bénédicte Vilgrain entre traduction,
réécriture, à la jonction des langues et des cultures, articulent la grammaire
comme moteur de la fiction.
Outre ses textes, Bénédicte Vilgrain lira d’autres choses.
Jeudi 7 décembre 2006 à 19h
Albane
Prouvost est poète. Elle est l’auteur du recueil Ne tirez
pas camarades, Unes, 1995.
En écho à sa démarche où la rigueur poétique s’allie au lyrisme, Albane
Prouvost a choisi de lire des textes de Victor Chlovski, Nadjeda Mandelstam et
Svetlana Alexievitch, autant de vie et d’écriture qui s’inscrivent dans
l’histoire tragique de l’Union soviétique.
Victor Chlovski fut membre du groupe des formalistes russes. Proche des
futuristes, il est aussi l’auteur d’essais Théorie de la prose, Résurrection
du mot comme de romans Zoo, Voyage sentimental, La Marche
du cheval.
Nadjeda Mandelstam (1899-1980) fut l’épouse du poète Ossip Mandelstam, et comme
lui, persécutée par le régime stalinien. On lui doit, outre des correspondances
avec Chamalov ou Soljenitsyne, une trilogie autobiographique : Contre tout
espoir.
Svetlana Alexievitch (1948) est journaliste et écrivain. Son livre le plus
fameux est Les cercueils de zinc (1989) consacré à l’invasion soviétique
de l’Afghanistan. Elle est aussi l’auteur d’une enquête à propos de Tchernobyl La
Supplication (1998).
Entrée
libre
Musée Zadkine 100 bis rue d’Assas 76006 Paris
Tél :
01 55 42 77 20 Fax : 01 40 46 84 27 http://paris.fr/musees/zadkine
Métro Notre-Dame-des-Champs, Vavin RER B Port-Royal Bus 38, 82, 83, 91
Responsable de la programmation :
Jérôme Mauche
Conservatrice du musée Zadkine :
Noëlle Chabert
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