Quand le vent secoue le paysage à l’orient
pins et sapins d’occident racontent une histoire
à dormir debout – est-ce pour cela que tes yeux
sont aigus ? Yeux franchissant la passe, interdite
saisissant le rêve, mais du rêve, rien ne sera révélé
on ne se prépare pas à l’ouvert des chemins, le vent
nous prend par mégarde l’épaule, on soulève
une paupière, puis l’autre, terriblement espérante
et le corps devient réel, quel regard soudain
comment savoir ce qui donne au corps un regard
au moment où les images et les mots du vent
passent dans tes yeux, comme bouleversés.
Sylvie Fabre-G., Le Livre du visage, Voix d’Encre, 2001
Sylvie Fabre-G. dans Poezibao :
note
bio-bibliographique, extrait
1, extrait
2, extrait
3, fiche
de lecture de Quelque chose, quelqu'un, carte
blanche à Pourquoi écrire
Rédigé par : Frida Kahlo | vendredi 11 août 2006 à 17h37