« Certainement la plus extraordinaire et la plus prenante voix de la poésie hongroise du XXe siècle. L'équivalent pour le verbe de ce que fut Bartók pour la musique »
Charles Dobzynski dans Aujourd'hui Poème n° 68
Attila József est né le 11 avril 1905 dans un faubourg populaire de Budapest. Son père est ouvrier savonnier et sa mère ancienne domestique. En 1908, le père abandonne la famille et la mère est contrainte de placer Attila et une de ses sœurs dans une famille d'accueil dans un village de la plaine hongroise. Les enfants reviennent en 1912 avec leur mère qui travaille comme blanchisseuse. Attila qui en 1911 a écrit son premier poème fait en 1914, à l'âge de neuf ans, une première tentative de suicide. Sa mère atteinte d'un cancer meurt en 1919 et Attila emménage chez sa sœur. Il poursuit ses études, travaille et fait une deuxième tentative de suicide en 1922, année où il publie son premier recueil. 1923 nouvelle tentative de suicide. En 1924, il travaille dans une banque et s'inscrit à l'Université où il se révèle particulièrement brillant. En 1926 il vient à Paris. De retour à Budapest, il fait ses premières traductions de Villon, et publie en 1929 son troisième recueil. En 1931 il commence une première analyse avec S. Rapaport. Il en entreprendra une seconde en 1935. Il s'est suicidé le 3 décembre 1937 en se couchant sur la voie du chemin de fer.
bibliographie en hongrois
Szépség koldusa, 1922
Nem én kiáltok, 1925
Nincsen apám, se anyám, 1929
Döntsd a töket, ne siránkozz, 1931
Külvárosi éj,1932
Medvetánc, 1934
Nagyon fáj, 1936
Összes versei és válogatott irásai, 1938
Összes versei és müfoditásai, 1940
Összes müvei, 1958
Összes müvei, 1967
Œuvres en français
L’essentiel de l’œuvre poétique d’Attila József a été publié en français dans le recueil :Aimez-moi : l’œuvre poétique, Paris, Phébus, 2005. Les éditeurs, Jean-Pierre Sicre et Georges Kassai, ont repris, quand elles existaient, des traductions ou adaptations déjà parues de poèmes de l’auteur, et ont fait traduire ceux qui ne l’avaient jamais été, recomposant ainsi les recueils hongrois originaux. Le volume comprend : Poèmes de jeunesse (1916-1922), Le Mendiant de la beauté (1922), Ce n’est pas moi qui crie (1925), Poèmes composés entre 1922 et 1927, Ni père ni mère (1929), Abattre les chênes (1931), Nuit du faubourg (1932), La Danse de l’ours (1934), Poèmes composés entre 1928 et 1936, Ça fait très mal (1936), Derniers poèmes (1937), Fragments (sans dates), Écrits intimes (Proses).
Ont paru également :
Poésies (Pour le 40e anniversaire de la naissance d’Attila József), Genève, Éditions Du Continent, 1945.
Poèmes choisis, trad. par Marcel Lallemand, Budapest, Cserépfalvi, 1948.
Hommage des poètes français à Attila József, adapt. par vingt-deux poètes [Paul Éluard, Pierre Abraham, Daniel Anselme, Alain Bosquet, Jean Cayrol, Georges-Emmanuel Clancier, Jean Cocteau, André Frénaud, Guillevic, Loys Masson, etc.] d’après les trad. d’Albert Gyergyai, Claire et Ladislas Gara, Paris, Seghers, 1955.
Poèmes choisis, adapt. par Guillevic, Jean Cocteau, Jean Rousselot, Pierre Abraham, Charles Dobzynski, Alain Bosquet, Pierre Emmanuel, Pierre Seghers, Paul Éluard, Tristan Tzara, Vercors et al., Paris, Éditeurs français réunis, 1961.
Trois époques, trois poètes hongrois, poèmes choisis de Sándor Petöfi, Endre Ady, Attila József, trad. par Paul A. Loffler, Bassac, Plein Chant, 1975.
Attila József : sa vie et sa carrière poétique reconstituées à travers ses poèmes, ses confessions, sa correspondance et autres documents de l’époque, Szabolcsi Miklós (éd.), trad. par Pierre Abraham, Daniel Anselme, Erika Bächer, Anne-Marie de Backer et al., Budapest, Corvina, 1978.
Le Miroir de l’autre, trad. par Gábor Kardos, Paris, La Différence, 1997.
Complainte tardive, poèmes choisis, adapt. par Georges Timár, Budapest, Balassi, 1998.
Aux branches du néant, József Attila, trad. par Guillevic, Max Andréoli et Tivadar Gorilovics, Debrecen, Kossuth Egyetemi Kiadó, 2005.
Attila József, à cœur pur : poésie rock, trad. par Krisztina Rády, Paris, Seuil, 2008 [un CD accompagne cet ouvrage : il comprend des enregistrements des poèmes dits par Denis Lavant, sur des musiques de Serge Teyssot-Gay].
Ni père, ni mère, traduit et présenté par Guillaume Métayer, Éditions Sillage, 2010
Le recueil Nincsen apám se anyám (Ni père ni mère) a paru pour la première fois en 1929, à Budapest, aux éditions Génius.
Bon nombre des poèmes qui le composent ont paru en français dans des anthologies ou des revues à partir des années 1940.
Il a paru en français de façon quasi-exhaustive pour la première fois dans le recueil Aimez-moi : l’œuvre poétique, (Paris, Phébus, 2005). La version française de Ni père ni mère y est due à une quinzaine de traducteurs et d’adaptateurs dont le travail a été compilé pour l’occasion.
La présente traduction est la première tentative de retranscription en français de l’intégralité d’un recueil d’Attila Jószef par un traducteur maîtrisant le hongrois.
Liens :
Œuvres complètes d'Attila József en hongrois
(on y trouvera notamment ses traductions de Villon, Verhaeren, Rimbaud, Maïakovski...)
voir aussi, en hongrois, la fiche très riche, avec documents iconographiques de Wikipédia
Rédigé par : Daisy | mercredi 16 août 2006 à 14h29