Au centre international
de poésie de Marseille
Exposition “DADA &
Cie”
du vendredi 16 septembre
au samedi 15 octobre
Vernissage le vendredi 16
septembre à 18 h 30
suivi d’une présentation
par Jean-François Bory et de lectures de textes Dada, Futuristes, Ultraïstes,
etc. par Jean-François Bory, Véronique Durousseau, Gérard-Georges Lemaire
Vers une exposition, par
Jean-François Bory
(extraits)
« Bon, maintenant tu me
racontes cette exposition : Dada et Compagnie.
— Dans l’expo., sont
surtout présentés des documents rares et même certains inédits et ça s’appelle
Dada et Compagnie surtout pour le et compagnie. Il y aura beaucoup de mots
éclatés et de calligrammes quasi inconnus et, je l’espère, quelques petits
éclats d’éternité cachés ici et là. Il fallait éviter l’écueil du déjà vu et de
la sempiternelle redite : genre « Dada fut une protestation contre la guerre.
Il fut la forme de cette protestation. recherche du scandale, dérision, emploi
du hasard mis en oeuvre dans le langage pour tenter d’en finir avec la vieille
culture, le rationnel, le culte de l’art et avec l’organisation sociale qui les
cultive. » Ou bien pour le Futurisme le goût de la destruction de l’art ancien
« comme préalable à une authenticité égarée. Le Futurisme contre la tiédeur des
bonnes intentions, des conduites raisonnables et de l’art académique ». Le
futurisme italien fit l’apologie de la violence, de la luxure, de la vitesse,
de la mitraille, etc. D’imbéciles bellicistes, ceux-là !
C’est d’un épouvantable
désordre le début du XXème siècle — comme le début du XXIème, du reste. C’est
pourquoi il m’a semblé intéressant, dans la présentation de cette exposition,
de décloisonner. Futurisme, Dadaïsme, Ultraïsme, Imagisme,Vorticisme et tant et
tant et tant d’autres. Tous à la même tablée.
L’histoire est mouvante
comme un organisme. Ainsi le mot Futurisme, tu vois, n’a pas été inventé par
Marinetti, mais bien avant par Gabriel Alomar un poète Barcelonais avec toute
une bande de poètes catalans dont J.V. Foix, Joan Salvat-Parasseit, Carles
Ceindru et d’autres. Et c’est assez incroyable que cela soit passé quasi
inaperçu étant donné qu’ils ont publié leur manifeste dans Le Mercure de France
en 1908, soit un an avant le manifeste de Marinetti dans Le Figaro.
L’important c’est que
tous ces mouvements ou ismes surgissent, à peu près en même temps dans
différents pays. C’est la première fois qu’il y a une internationalisation si
rapide de la culture. Ainsi, même en Amérique Latine, l’Uruguayen Rafael
Barradas et le Chilien Vicente Huidobro, créent le Vibrationnisme. »
centre international de
poésie Marseille
Centre de la Vieille
Charité - 2, rue de la Charité
13236 Marseille Cedex 02
tel : 04 91 91 26 45 /
fax : 04 91 90 99 51
www.cipmarseille.com
Ouvert du mardi au
samedi, de 12h à 19h
Entrée libre
Illustrations
en haut, Cal.ligram futbolistic de
Carles Sindreu, futuriste Catalan
en bas, Abracadabra, calligramme de Jean-François Bory
Rédigé par : Pesho | lundi 06 février 2006 à 06h14