Il y a un lien — autre lien (après Flaubert) — entre
les textes de Bernard Noël et ceux de. Ils provoquent chez le lecteur la même
attirance, on y retrouve le même jeu avec les mots.
©Alain Marc
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Il y a un lien — autre lien (après Flaubert) — entre
les textes de Bernard Noël et ceux de. Ils provoquent chez le lecteur la même
attirance, on y retrouve le même jeu avec les mots.
©Alain Marc
Rédigé par Florence Trocmé le mardi 08 novembre 2005 à 09h06 | Lien permanent | Commentaires (0)
alors oui
; fini la ronde des pronoms
l’ode grammaticale la secousse
pour rire l’éloquence qui signe le silence
après-crime l’opacité des coups ; oui : de fin
hurlement
une pointe opérant jusqu’au plus petit point
(distinguant-réparant) ouvrant loin
la racine ; le futur déploiement
d’(réservé) infini
> oui <
Florence Pazzottu, l’Inadéquat (le lancer crée le dé), Flammarion, 2005, p. 90
voir la fiche de Florence Pazzottu
Rédigé par Florence Trocmé le mardi 08 novembre 2005 à 08h00 dans Anthologie permanente | Lien permanent | Commentaires (0)
Florence Pazzottu est née à Marseille, où elle vit actuellement. Elle a fondé à Paris avec Christiane Veschambre la revue Petite (1995-2005), qu'elle a également animée avec Thierry Trani puis avec Isabelle Garron. Elle est membre du comité de rédaction d'Action poétique. Elle a exposé des dessins et des gribouillis à l'IME "les grands laviers", en Picardie, en 2007, à l'initiative de Bernard Noël et de Mireille Bera, à Saint-Jacques de Compostelle, en Galice, en 2008 (exposition conçue par Emilio Arauxo), et à la Compagnie, à Marseille (reproductions en format affiche), lors de sa résidence d'artiste financée par le CG 13 de mai à décembre 2010.
Elle participe depuis dix ans à des lectures publiques et des festivals (festival de Poésie de Marseille, printemps de poètes à Alger, Angers, Lille, Rennes, Saumur..., festival de Berlin, festival de Lodève, Sonorités à Montpellier, Actoral, Festival LIWRE en Finlande, festival de Rosario et de Buenos Aires...).
Alors, est son onzième livre. Elle a réalisé en 2011 son premier film, la Place du sujet (40', avec, notamment, le poète Woul Woun Son et le philosophe Alain Badiou), qui a bénéficié d'une aide à la diffusion du Conseil général des Bouches-du-Rhône. Un deuxième film, un vidéo-poème, Autrement dit (11') est en post-production.
En novembre 2011, elle a signé sa première mise en scène (scénographie vidéo), aux Rencontres à l'échelle (Bancs publics, Marseille) : la Tête de l'Homme, texte réédité au Seuil pour l'occasion et qui avait d'abord été créé par François Rodinson au Centre dramatique national de Nancy (la Manufacture), en 2009, puis repris cinq semaines à la maison de la Poésie de Paris en 2010 (avec, toujours, l'actrice Marion Bottollier).
Avec d'autres artistes :
Avec Giney Ayme, réalisation d'une video, "Incises" (images Giney Ayme, texte Florence Pazzottu), présentée pour la première fois en novembre 2010, à l'Espace culture de Marseille, au sein d'une installation de Giney Ayme s'inscrivant dans les "exp(l)ositions" de cet artiste multimedia dans plusieurs lieux de la ville, à l'initiative de la galerie la Traverse et des Instants video. Incises a également été projeté aux Bancs publics, lors des Rencontres à l'échelle, en novembre 2011/
Avec l'artiste-multimedia Wilfried Wendling (et un quatuor de musiciens contemporains), au projet Arkeion, déployé toute l'année 2011 dans la maison de la Poésie de Paris.
Avec Giney Ayme à un projet intitulé "Diagonales", articulé autour d'improvisations filmées dans la ville de Marseille, et dont la première partie (video-lecture-action) a été présentée à la Compagnie (en partenariat avec les Instants video), le 5 novembre 2010 et le deuxième volet à la Coopérative de Montolieu en mars 2011.
Avec Thomas Maielander : à la demande d'Actoral 2010 (Marseille) et du festival Sonorités (Montpellier), a écrit un "impromptu", texte accompagnant (par une lecture en direct de l'auteur) une video de l'artiste commandée par le FRAC.
Avec Julien Blaine et Giney Ayme : "s'il tranche," performance pour cor, conque, clous, hache, guitare sèche et goutte d'eau, avec captation video, suivie d'une lecture avec projection des encres de l'auteur, le 25 mai 2010, en soirée d'ouverture de la résidence de Florence Pazzottu à la Compagnie(de juin à décembre 2010).
Avec le musicien Manfred Stilz, pour une soirée "improvisation, poésie et musique contemporaines", au Théâtre de la photographie de Nice, en mars 2008.
Avec le cinéaste Jérôme Dorvault, a réalisé une scénographie video pour une lecture à l'auditorium le Tambour (université de Rennes), en 2007.
Avec Dominik Barbier, pour la soirée d'ouverture du festival les Instants video à Manosque (lecture scénographiée de l'intégralité du texte l'Accouchée), en nov 2002.
Livres :
Les heures blanches (éd. Manya, 1992)
Petite, (L'Amourier, 2001)
Vers ce qui manque, in Venant d'où, 4 poètes (Flammarion, 2002)
L'Accouchée (récit, avec une postface d'Alain Badiou) (éd. Comp'Act, 2002)
L'inadéquat (le lancer crée le dé) (Flammarion, Poésie, 2005)
Sator… (Cadastre8zéro, 2007)
La place du sujet (L'Amourier, 2007)
La tête de l'homme (Seuil, collection déplacements, 2008)
S'il tranche, (Inventaire/Invention, sept. 2008)
L'espace blanc (gare maritime, maison de la poésie de Nantes, juin 2009)
Alors, (Flammarion, coll. Poésie, novembre 2011
Micro-éditions :
Séquence du verbe être, publié par Frédérique Guétat-Liviani (Fidel Anthelme X, 2001)
Enton, traduit en galicien et publié par Emilio Arauxo (Amastra-N-Gallar, 2003)
Nin a caos nin a fonte estinada, traduit en galicien et publié par Emilio Arauxo (Amastra-N-Gallar, 2008)
Pinturas poemas, traduit en galicien et publié par Emilio Arauxo (Amastra-N-Gallar, 2009)
Parutions dans les revues :
Le nouvel Ecriterres, Banana Split, le Nouveau Recueil, Cornaway, la Polygraphe, Action poétique, Passage d'encres, Incidences, Hiems, Fidel Anthelme X, Ecrit(s) du nord, Gare maritime, Amastra-N-Gallar (Galice), Action restreinte, Formes poétiques contemporaines, L'étrangère (Bruxelles), Le Dirigeable (Nijni-Novgorod), Neige d'août, Inventaire/Invention, Serta (Espagne), Dans la lune, RoToR (revue net), Espace(s), le Préau des collines, Il particolare, Dans la lune, N4728, Rewind n°1 (centre d'art La vache qui rit)...
En anthologies ou en livres collectifs :
Runoilevien naistenkaupunki. Uutta ranskankielistä runoutta" (La cité des poètes femmes. Nouvelle poésie francophone) (Tammi éditions, Finlande, 2010)
Tacles et coups francs, anthologie de la jeune poésie française composée par François Rannou (la Rivière échappée, 2009)
12 poètes, anthologie critique et poétique dirigée par Lionel Destremeau et Emmanuel Laugier (éd. prétexte, 2006)
Anthologie Autres territoires et anthologie de la Biennale des poètes en Val de Marne dirigées par Henri Deluy (2003 et 2004)
49 poètes, un collectif, par Yves di Manno (Flammarion, 2004)
Un certain accent, Bernard Noël, anthologie de poésie contemporaine (Atelier des Brisants, 2002)
A paraître prochainement : Anthologie du printemps des poètes à Alger de 2008.
Entretiens et dossiers spéciaux :
Dossier spécial de la revue Amastra-N-Gallar (Galice, 2006)
Entretien avec Alain Freixe, paru en ligne et en livre ( l'Amourier, 2007)
Entretien avec John Stout, universitaire canadien, paru dans Enigme-poésie, 27 poètes femmes françaises (2010)
Entretien avec Michel Gairaud, paru dans Vivre loin de Paris (éd. des petits matins, 2010)
Réalisation sonore :
A écrit et réalisé des récits de découvreurs de Papous, à la demande du MAOA (musée d'arts africains, océaniens et amérindiens), pour accompagner l'exposition d'art papou qui a eu lieu à la Vieille-Charité, à Marseille, en 2000.
Textes réalisés et diffusés par France-Culture:
Sator... (le laboureur...) en 1988 (réalis. Arlette Dave)
Les heures blanches et Dans la poussière du monde en 1992 (réalis. Jacques Taroni, avec la participation de l'auteur)
Rédigé par Florence Trocmé le mardi 08 novembre 2005 à 07h54 dans Poètes (fiches bio-bibliographiques) | Lien permanent | Commentaires (0)
« Pour lutter [...] il ne reste que l’opacité du poème. Pourquoi ? Parce que l’obscur est inconsommable »*
Moments très forts, ce dimanche 6 novembre aux Parvis
Poétiques de Marc Delouze, à deux pas de la Place Clichy à Paris dans ce havre
à l’écart du bruit local qu’est le Fond’Action Boris Vian. Une double lecture
selon le principe cher à l’animateur des lieux, avec un « grand
aîné », ici Bernard Noël et un ou une poète moins connue, là Claudine
Bohi. Lecture sans musique cette fois, mais close par une étrange cérémonie que
même Marc Delouze n’avait pas prévue !
Lumière et Ombre
Comme me l’a fait remarquer la poète Gabrielle Althen, double lecture mais aussi double jeu de la
lumière et du noir, dans l’opposition entre les deux poètes.
Lumière en effet, thème central du beau texte lu par Claudine Bohi, extrait de son tout nouveau recueil paru au Dé Bleu, Une saison de neige avec thé : « c’est une lumière où tu te tiens quand plus rien ne te porte ». Longue et lente variation autour d’une thème d’une lumière centrale, irradiante mais souvent cachée avec ce mot "lumière" revenant en litanie.
De cette lumière, avec Bernard Noël, on passe à l’ombre avec
un premier mouvement que l’écrivain décrit comme « politique ».
ajoutant « qu’il n’aime pas l’étiquette de poète parce qu’elle le rejette
dans un ghetto ». Lecture éminemment politique en effet que l’extrait
qu’il a choisi de La Castration mentale.
Un texte qui oppose une oppression "délicate" à l’oppression brutale
des dictactures, de la torture, mais qui travaille à fabriquer la même
soumission en utilisant la culture
comme véhicule « dissolvant la possibilité même de lui résister » ;
la culture est devenue une marchandise et il s’agit pour les tenants du libre-échange
généralisé de
s’emparer de la totalité du champ culturel et de la totalité de
l’espace mental des acteurs de la culture. Le pouvoir médiatique a pour
fonction de « dispenser la mort mentale » car les « écervelés
sont de serviles consommateurs ».
Bernard Noël passe ensuite à la lecture de son dernier
livre, tout récemment paru à l’Amourier (voir
l’anthologie permanente de Poezibao du samedi 5 novembre), La Vie en désordre. Registre beaucoup
plus intime, mais lecture très sombre, très désespérée, désertée par l’espoir.
Je suis frappée par la voix de Bernard Noël, immensément calme, à l’élocution
très claire, une parole qui s’énonce sans forcer la voix, mais portée par une
indicible mélancolie. J’ai tenté un moment de l’analyser en termes musicaux,
j’ai échoué, notant seulement une profonde régularité sur l’ensemble de la période, avec un très léger
infléchissement à la fin, origine sans doute de cette impression prégnante de
mélancolie (merci à Angèle Paoli qui dans son blog Terres de Femmes m’a permis de trouver un document audio, Bernard Noël, lisant un extrait de La maladie de la chair).
Les Souffleurs
Alors que la voix de Bernard Noël s’éteint, plusieurs étranges silhouettes font leur
apparition. Hommes et femmes, quatre ou six je ne sais, habillés tout de noir,
portant au bras de grands parapluies et dotés (je n’ai pas envie de dire armés)
de longues sarbacanes : j’ai nommé "( L e s) S
o u f f l e u r s Commandos Poétiques**" . Leurs
interventions sont toujours intempestives (même Marc Delouze ignorait leur
venue) et les voilà, venus murmurer à l’oreille de certains des nombreux
spectateurs (j’estime que nous étions environ soixante-dix) des fragments de
textes. Ballet étrange, suspens bruissant en parfaite continuation avec le
silence qui s’imposait après la lecture de Bernard Noël.
Textes de lumière, textes de nuit et de mort, clos par ce
ballet pour parole soufflée, murmurée, encore un moment magique dû à Marc
Delouze : « une margelle au bord d’un abîme »***
©florence trocmé
* Bernard Noël dans un entretien avec Alain Marc, paru dans
la revue Europe, numéro 823/824, p.
178.
** ( L e s) S o u f f l e u r
s : partant du principe que l'humanité se reproduit de bouche à oreille
et que l'homme est une somme de virtualité de points de vue (Deleuze),
Olivier Comte écrit un "Manifeste du Chuchotement" puis crée en
janvier 2001, un groupe d'intervention poétique qu'il nomme : ( L e
s) S o u
f f l e u r s Commandos Poétiques
( L e
s) S o u f f
l e u r s proposent une métaphore poétique du flux informatif anonyme en
chuchotant dans les oreilles des hommes à l'aide de cannes creuses (les Rossignols)
des secrets poétiques, philosophiques et littéraires et opposent ainsi à
l'incertitude générale du signalement la posture provocante de la tendresse. Voir leur (très beau) site
*** l’expression est de Bernard Noël, dans un entretien avec Jacques Ancet que l’on peut lire en ligne sur le site de Prétextes. sur le site de Prétexte ; entretien que je conseille vivement et où on retrouve nombre des thèmes abordés par Bernard Noël dans la partie "politique" de sa lecture.
photos ©florence trocmé, de haut en bas, Bernard Noël, Claudine Bohi, Bernard Noël, Les Souffleurs et Marc Delouze avec Bernard Noël et Claudine Bohi.
Rédigé par Florence Trocmé le lundi 07 novembre 2005 à 14h31 dans Reportages et rencontres | Lien permanent | Commentaires (2)
« Devant, le cercle d’une clairière, le ballet lumineux d’infimes particules en suspension dans l’air. Je marche béant, aspiré, glissant sur les aiguilles de pin comme sur un tapis roulant — tandis qu’à gauche et à droite ce sont les choses qui viennent en sens inverse, nous croisent et basculent derrière. Nous sommes le porche du passé, le portique bouche bée de stuppeur, le four vaginal sans mémoire où ce que l’on voit fond. »
Christian Hubin, Venant, José Corti, 2002
tarifs : 3 € abonnés :
gratuit
infos : 02 40 69 22 32 ı
www.maisondelapoesie-nantes.com
A signaler aussi une
émission de radio et une lecture-rencontre, le lendemain, 10 novembre, à
Guérande.
« Les draps dans les mots
» sur Alternantes, FM 98.1 (Nantes) et 91 (St Nazaire)
Le 9 novembre de 17h10 à
18h, Michel Sourget s'entretient avec Christian Hubin en direct depuis une
chambre de l'hôtel Pommeraye
« Chemin lisant » :
lecture-rencontre à Guérande avec Christian Hubin
Jeudi 10 novembre à 20h30
à la médiathèque Samuel Beckett / Athanor, avenue Anne de Bretagne, Guérande
entrée libre ; infos
: 02 40 24 75 91
photo ©Christophe
Loizeau : Christian Hubin
Rédigé par Florence Trocmé le lundi 07 novembre 2005 à 14h00 dans Agenda, liens, informations | Lien permanent | Commentaires (0)
Cette note d'Alain Marc en préambule à la publication dans quelques heures du compte rendu de la très belle lecture donnée hier soir par Bernard Noël, aux Parvis poétiques de Marc Delouze.
Ne peux que me rappeler ma sensation lors de la
lecture de récits de Bernard Noël comme le
19 octobre 1977, où j'avais décelé comme une force qui émanait de très
courts dialogues, voire d'une phrase, qui décuplait le dire.
©Alain Marc
Rédigé par Florence Trocmé le lundi 07 novembre 2005 à 11h58 | Lien permanent | Commentaires (0)
Pour saluer la parution récente d’un nouveau livre d’André Ughetto, Rues de la Forêt Belle, ches Le Taillis Pré. (Ci-dessous, quatrième de couverture de ce livre)
Arbres passant votre
chemin,
solitaires disant le but de notre marche
feuillages lumineux, numineux, loquaces
prophéties de ces troncs abattus, foudroyés,
je nommerai vos régions vos régimes,
Oliviers couronnés de pâleur
Lauriers cernés d’une gloire odorante,
Bouleaux médecins,
Peupliers miroitants télégraphes,
Mélèzes masqués d’hivernale transparence,
Sapins priant sous la capuche,
Chênes seigneurs du Temps,
Forêts, vergers, jardins,
Syllabaires de la nature.
André Ughetto, Rues de la Forêt Belle, le Taillis Pré, 2005, p. 25.
Rédigé par Florence Trocmé le lundi 07 novembre 2005 à 11h41 dans Anthologie permanente | Lien permanent | Commentaires (0)
André Ughetto est né en 1942 à l'Isle‑sur‑la‑Sorgue.Il est professeur agrégé de Lettres Modernes à Marseille
Il a fait un D.E.S. en 1965 à Grenoble,
sous la direction de Victor del Litto : " Le Président de Brosses et la
tradition des écrivains voyageurs français en Italie, de Montaigne à Stendhal
", puis un D.E.A. en 1996, à Nanterre, sous la direction de Colette
Astier : " Origines et développement européen du sonnet ". Il travaille actuellement , en vue d'une thèse, sur l'usage des caractères chinois dans
les poésies de Victor Ségalen, Henri Michaux et Ezra Pound.
bibliographie :
Les titres soulignés sont ceux des ouvrages disponibles
Poésie
publié en diverses revues en France et à l'étranger (traductions en anglais,
italien, espagnol, allemand, roumain, bulgare, hongrois, chinois).
Recueils :
Qui
saigne signe, Sud‑Poésie, 1990
Rues
de la forêt belle, éditions Le Taillis Pré, 2004
Le
Sonnet, une forme européenne de poésie, éd. Ellipses, septembre
2005 : étude sur la forme du
sonnet, suivie d’une anthologie en six langues avec des traductions inédites de
sonnets italiens, espagnols, anglais, allemands et russes.
En préparation : Fanions et phrases, en collaboration avec le
peintre Jacques Rey. Exposition à Coustellet (Vaucluse) en octobre-novembre
2005.
Critique littéraire:
Direction de plusieurs numéros de la revue Sud; collaborations à la revue
Poésie (fondée par Seghers); études philosophiques et littéraires variées aux
éditions Belin, Ellipses, Paris, et aux Editions du Temps (Nantes). Membre du
comité de rédaction d'Autre Sud (Marseille), et collaborateur de la revue
Sorgue (Isle‑sur‑la Sorgue).
Traductions de l'italien:
Promenades
en poésie italienne contemporaine en 33 auteurs, Sud, 1984, traductions pour
cet ouvrage : Riccardo Bacchelli, Giorgio Bassani, Piero Bigongiari,
Luciano Erba, Libero de Libero, Mario Luzi, Alessandro Parronchi, Sergio Solmi,
Maria Luisa Spaziani, Cesare Vivaldi.
Les
poètes de la Métamorphose, Sud, 1992; traductions pour cet ouvrage : Rodolfo
di Biasio, Franco Buffoni, Fabio Doplicher, Luigi Fontanella, Eugenio de
Signoribus.
Les
Remparts de Pistoia, de Piero Bigongiari, traduit avec Philippe
Jaccottet, Sud, 1988, 2e
édition à la Différence, 1992.
Extraits du Canzoniere de Pétrarque, (Le Lamparo, l'Isle‑sur‑la‑Sorgue,1983,
2e éd. La Différence, "Orphée", 1990.
Relation
de l'histoire ancienne des Indiens, de Ramon Pané, compagnon du deuxième voyage de
Christophe Colomb, La Différence 1992.
La
Garde, poèmes de Fabio Doplicher, éditions Autres Temps,
février 2002
Ce
désir obstiné, je le dois aux étoiles, nouvelle anthologie
(augmentée, avec introduction et notes) du Canzoniere de Pétrarque, Le Bois d'Orion L'Isle‑sur‑la‑Sorgue,
juin 2002
Luna
velata, poèmes d’Andrea Raos, traduction collective (cipM
Les Comptoirs de la Nouvelle B.S., 2003)
Huit
Temps pour un présage, de Bruno Rombi (Autre
Temps, 2004)
Approches critiques récemment publiées, dans Autre Sud, au sujet des
« poètes invités » (au travers desquels s’identifient les n° de la revue) :
Charles Juliet (13), Rachid Boudjedra (20), Claude Michel Cluny (26), Aimé
Césaire (29, juin 2005), Dominique Grandmont (30, septembre 2005).
Dans Sorgue : n°1 L’Obscurité, un récit de Philippe Jaccottet ; n°2
Arcane XVI, sur Maison Dieu de Christian Gabriel/le Guez Ricord ; n°3 Le
Rhin, une promenade littéraire, d’Hölderlin à Hugo.
André Ughetto a été aussi « quelquefois et autrefois » cinéaste
Le
Maître des moissons, tourné au Maroc, prix spécial du Jury long
métrage, au festival de Toulon‑Hyères en 1972 ;
La
Mémoire du feu, 1976, en hommage à René Char ;
Mutus
Liber, Tableaux pour Nicolas Flamel, fiction sur les symboles de l'alchimie,
"Perspectives du Cinéma français", Festival de Cannes, 1984.
La fiche de André
Ughetto sur le site du cipM
La liste
plus détaillée des articles d’André Ughetto (jusqu’en 2001)
La fiche du livre
sur le sonnet sur le site de l’éditeur Ellipses
Rédigé par Florence Trocmé le lundi 07 novembre 2005 à 11h37 dans Poètes (fiches bio-bibliographiques) | Lien permanent | Commentaires (0)
Voici – de nouveau –
une fenêtre
Où – de nouveau – on
ne dort pas.
On y boit du vin –
peut-être -,
On n'y fait rien –
peut-être - ,
Ou alors, tout
simplement,
Deux mains ne peuvent
se séparer.
Il y a dans chaque maison,
Ami, une fenêtre
pareille.
Toi, fenêtre dans la
nuit !
Des centaines de
bougies – peut-être - ,
Trois bougies –
peut-être… -
Pas cela, et pas de
repos
Pour mon esprit.
Et cela – cette chose
même –
Dans ma maison.
Pour la fenêtre
éclairée !
23 décembre 1916
Marina Tsvétaïeva, L'offense lyrique, présentation et texte français de Henri Deluy, Fourbis 1992, p. 64.
Bio-bibliographie
de Marina Tsvétaïeva,
concert-lecture
(05),extrait
1, extrait
2,
Rédigé par Florence Trocmé le dimanche 06 novembre 2005 à 13h01 dans Anthologie permanente | Lien permanent | Commentaires (0)
Bernard
Noël, le 19 octobre 1977 (4ème de couverture).
«
... fixe en quelques instantanés [...] Il n'y a pas de suite, mais un perpétuel
fondu enchaîné ». Vient ensuite un petit développement qui présente le «
premier monologue extérieur » où les mots de « figure optique » et de «
matériau » me paraissent les plus importants.
©Alain
Marc
Rédigé par Florence Trocmé le dimanche 06 novembre 2005 à 11h59 | Lien permanent | Commentaires (0)